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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOLS. Liv. IV. Chap. I. 293jin. retourna.dans son Pays, où il suc reçu siu^ acclamations de tous les A.D J.C.Mogols, qui',vinrent le remercie*.de les avoir délivrés de la tyrannie de 1202.VangKhan, qu’ils appelloient le persécuteur de leur Nation. Le régné

Sur ces entrefaites un frere de Vang Khan vint offrir ses services à í;J e " s 12Teniujin , & fa fille en mariage. Le Grand-Khan le reçut favorablement, . . Vlui donna remploi qu’iì lui demanda & accepta fa fille avec joie, & lui Soumiffìondit en même tems, „ qu il lui devoit un bon traitement, en reconnois- déliai,, sance de celui qu’il avoit reçu de son frere dans fa mauvaise fortune. kembu *

„ Que quoique Vang Khan & le Prince Sankoun eussent conspiré contre„ sa vie sans qu’il leur en eût donné sujet, il avoit toujours imputé» leurs persécutions à Jemuka , & qu’il n’auroit pas moins de respect pour,, leur mémoire, que s’ils eussent toujours continué à être de ses amis”.

Tetnujin avoit véritablement dessein d’époufer fa fille, mais s’étant ap-perçu que le Capitaine de ses Gardes, qu’il estimoit beaucoup, étoit de-Vcnu amoureux de cette Princesse, il la lui donna en mariage.

Tayyan Khan des Naystïans, un des plus considérables Souverains du JemukaEavakitay , fut alìarmé des prospérités de son gendre, & en prit ombrage '“ ntme leitnalgré les nœuds qui les unissoient depuis si long-tems. Pendant qu’jlUvoit l’eíprit occupé des réflexions qu’il faisoit fur ce sujet, jemuka , quif étoit sauvé de la derniere bataille, arriva à sa Cour avec les débris deI,'armée de Vang Khan, & suivi de presque tous les Officiers qui étoiencéchappés d u combat. Tayyan, qui le connoissoit pour un habile homme,k reçut très-biem Jemuka, qui avoit l’esprit adroit & rompu au mané-gé de la Cour, tâcha de le rendre jaloux âeTemujin. Cetoit, disoit-il,

Un homme d’une ambition démesurée, qui cherchoit querelle aux autresPrinces pour avoir un prétexte d’envahir leurs Etats ; le plus ingrat & leplus perfide de tous les hommes, qui méditoit le dessein d’ôter l’Empire& k vie à Vang Khan & à Sankoun, dans le tems même qu’il étoit com-blé de leurs bienfaits. Tayyan Khan savoit fort bien que tout cela n’étoitque pure calomnie, déserté qu entraîné plutôt par sa jalousie, que séduit•par les sollicitations de Jemuka , il prit la résolution de faire la guerre àTejnujìn. Dans ce dessein il proposa une Ligue aux autres Princes, quin’avoient pas moins d’intérêt que lui de s’opposer à l’accroissement de lagrandeur & de la puissance du nouvel Empereur. Tuktabey & les autresKhans des Merldts ou Markats, le Khan des Virats & celui de Kerit,qui étoit parent de Vang Khan,entrerent dans cette Ligue, & Jemuka yengagea la Tribu entiere des Jajerats ou Joygherats (a).

Tayyan Khan proposa aussi a Alaku 011 Alakus de se joindre à lui & à CeeáwpiotSjnuka peur abbattre la puissance de Temujin. Alakus {*) étoit Chef des f rJê< -oib.Tata blancs, qui habitoient au Sud-Sud-Est des Monts Altay. 11 ne faut"

pas

(J) De La Croix, p. 84-86.

* a> 8 n °us croyons que le récit d ' Abu'lghazi Khan est le plus exact:, parcequ'il est d’ac-C °rt^ ec mìsto ire Chinoise.

d * r ' n Chinois A-la-v-tfe. De La Croix dit, de même qu 'dbulghazi Khan, qu’il étoit Khanes dukuts ou Unkuu: le texte de De La Croix porte Kar/uks , par quelque méprise,

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