Buch 
17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
Seite
304
JPEG-Download
 

zo; HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOLS. Liv. IV.Chap.II. .

A. D. J. C. par-tout sur les Kit an. Après ces précautions prises, qui causerent un mé-1210» contentement général parmi les Kit an , Tong-tfi averti de tous côtés queLe re^ie Mongols se disposoient à venir sattaquer leva de puissantes armées, &de Jenghìz posta de bonnes troupes dans tous les postes en-cleçà & au-delà de la grast-Khan. de muraille, depuis le JVang-ho jaíqam Leaotong.

• Au Printems & dans le premier mois de fan 1211 Arjlan Prince des

Karluks (*) dans l’Oceident , vint avec un corps de troupes offrir ses ser-vices à Jenghìz Khan , & Jdikut, Prince des Igûrs, vint aussi prendre desmesures avec les Mogols pour la conservation de son Pays. L’armée semit en marche vers le Sud , au commencement du second mois ; & Tong-tfifit faire des propositions de paix (f) à Jenghìz Khan , qui furent rejettées.Le Général Chepe soutenu de l’élite des troupes força les postes de la gran-de muraille (j) qui font au Nord-Ouest & au Nord-Estde Tay-tong-fu (f),îandis que d’autres troupes occupoient les Forteresses qui font hors de lamuraille, Mûhûli s’empara des postes de Poagan & de Ton - king dans lePecheli. Cbapar surprit le garnison de Ku-yang-quatn (§) , place importan-te, &. Jenghìz Khan battit près de Suen-houafu un grand détachement desKin; il prit cette ville, & se rendit maître des Forteresses, qui étoient a-lors dans le voisinage de Tay-tong-fu , appellée en ce tems-là Si-king ou laCour Occidentale , dans la Province de Shan-fi ; enfin les Mogols firent descourses jufqu’à la Capitale. .

Révolte Jenghìz Khan', en décampant du Kerlon en 1211, chargea Hafiar Wha -dwKitau. c hen son beau-frere Prince des Hongkilats ou Kunkurats d’ailer fur les fron-tières du Leao-tong (**), pour sonder les dispositions des Seigneurs Kitans &

trou-

(*) C’est ainsi que nous expliquons YAfilan Prince d ’Alalou, ce dernier mot a mis dansrembarras le P. Gaubil. Ahu'lghazi liban & De la Croix disent qu’ Arflan Khan des Kar-luks ou Karlihs se rendit auprès de Jenghìz liban dans le même tems qu 'hlikut.

(f) Abulghazi Khan rapporte p. 210, que Jenghìz Khan envoya sommer Altoun Khande se soumettre à son obéissance, & que ce Prince répondit tout en colere àl’Ambassadeur,vous croyez avoir encore ajpaìre à quelqu’une de vos petites Tribus Turques , ou, comme dit Dela Croix- p. 125, votre Maître me traite comme un Turc ou un Mogol.

(|) Ábu'lghazì Khan , p. ILI & De la Croix , p. 127, disent qa’Alakus Khan des Un-guts ou Ankuts, ouvrit à Jenghìz Khan une des grandes portes de la muraille, dont il avoitla garde.

(f) Dans la Province de Shan-fi, à 40 degrés 15 minutes de Latitude, & 3 degrés ijminutes de Longitude, Ouest de I’eking. 11 faut savoir que Fu à la fin du nom d'unePlace, marque une ville du premier rang à la Chine, Chcou une du second, Ilycn une dutroisième, Quan est une Forteresse, & Keou une porte ou défilé de montagnes.

(§) Forteresse à neuf lieues au Nord-Nord-Est de Peking. Tenking est à trois ou quatrelieues au Nord de Ku-yam-quam. Gaubil.

(**) De la Croix dit p. 126, que Jenghìz Khan envoya trois de ses fils pour attaquerKurjé, qui est selon lui la Corée; mais à en juger par les circonstances de l’Histoire cedoit être le 4 eaotong,Si cela paroi t encore par la déscription qu’il en fait d’après Fadlallah ,que cétoit un Royaume situé aux confins de la Chine vers le Nord , b qui cfi battu da la merdu côté de ÎOrient. Ce Pays contenait environ sept-cens-mille âmes. II a presque toujours étégouverné par un Roi de fa nation , qui s’eft quelquefois emparé de la Chine mime (ou plutôtdu Kitay); mais le Roi de la Chine s’efi aujjt vengé à son tour , (J s’est rendu maître de Kurjé.Ce qui prouve de plus que Kurjé est le Leaotong, c’est qu’il dit p. 135, que Mttkli Goyankou Mùbáli marcha au Pays de Kurjé avec un corps de troupes, pour empêcher celles dece Royaume d’ailer au secours à'Altoun Khan.