HISTOIRE DE’L’EMPIRE DES MOGOLS. Liv. IV. Chap. II. 305trouver le moyen csattaquer les- Kin ble s: ce côté-là. Wha-chen't rouvg le A.D..J.C,Prince Telu Lycu-ko'k la tête de cent-mille hommes , prêt à fe déclarer 1211 * * * (§)pour Jenghiz Khan. Ce Prince pour prouver Ja droiture de ses intentions ]J 2 , [ Jj eMonta fur la montagne de Kin (*), y sacrifia un cheval blanc & un bœuf Jenghiznoir, brisa une fléché, & fit serment d’être fìdele â Jenghiz Khan. Lyeu- Khan.kp étoit de la Famille Royale de Leao,Ôí bon Officier; indigné des mauvaistraitemens que recevoient tous les jours les Kitans , comme il avoit beau*coup de vassaux, il prit les armes auffi-tôt^u’il fut .que les Mongols vou-voient faire la guerre au x .Km. - Jenghiz Khan , pour empêcher Lyeu-ko ddfe laisser regagner paroles Kin ', lui fit'des offres très-avantageufes, & luidonna le titre de Roi (f)-; IVh a - c h en & Cbcpe avec de bonnes, troupes eu-rent ordre de le soutenir. Lyeu-ko se fit proclamer Roi par*tout, s’emparade'beaucoup de placés ,' & marcha contre l’armée desf-Kin, fur laquelle ilremporta une grande victoire; quantité de Seigneurs /(àr secouèrent a-lorslejoug, & beaucoup de villes fe soumirent à lui. II s’empara ensuitede Tmg-kin (!) ou Leaoyàng ville de la Province de Leaotong. Cette im-portante conquête fit une grande réputation au nouveau Roi des Kitans ,
& obligea les Kin à faire de grandes levées pour conserver cette Province (a).
L’an 1212 Jenghiz A7;unVempara de Hom-chcou ;§) ; Mûhûìi se saisit des jenghizForteresses qui font hors de.la grande muraille, voiiines du fVang-ho; & Khan estaprès que les Mongols fe furent rendus maîtres de toutes les places fortes bli f é -entre cette riviere & Hoan-chtou, ils se disposèrent à faire le siégé de 7 ey-tongfu. Tong-tsi voulut les- prévenir, & envoya Hûjakíi ou Ki shelic & Wan-yen à Ja tête de trois-eens-millè hommes. Mûhûii conseilla à Jenghiz Khantì’aller au devant de cette armée , qui étoit campée auprès.de la monta-gne de Te-hu , à sept ou huit lieues vers l'Otisst ou Ouest-Nord-Ouest deSuen-koua-su. Les Mongols Fattaquerent, & malgré la supériorité du nom-bre des troupes, les Kin furent battus. Dans l’Automne le Grand Khan in-vestit Tay-tong-fu , ou il ‘trouva plus de résistance qu’il ne croyoit, quoi-que Hûjakû, qui en éf-óít Gouverneur, eût pris la.fuite. Dar/s.une atta-que très - vive il perdit béaucoup de monde, & fut dangereusement blesséd’un coup de fléché. Cet accident fâcheux-Jobligéade lever ie siégé, Sbde se retirer en Tartarie. Les Kins profitèrent de cet avantage pour re-prendre Paogan, Sucn houa-fu , & même Ku-ycing-quum.
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(a) Gaubil , p. 14-17.
(*) Selon la Géographie Chinoise cette montagne doit ctre à quaratite-cinq ou cin-quante lieues.au Nord de d lougdcn Capitale de Leaotong. Gaubil.
' (f) Celui dé Khan óu Vangh , apparemment de Leaotong. ' '
(■[) C’esl-à-dire la Cour Orientale, à 41 degrés 33 minutes de Latitude, & <5 degrés 56minutes de Longitude, Est. Dans la Carte des Jésuites cette ville est placée au Nord dela riviere. Taks/J, qui se jette dans le Liao.K elle est distinguée de Leasing , qui en està trois milles au Sud, & étoit en ee-tems-là une grande ville.
(§) Viei.lle ville en Tartarie détruite, au Nord-Nord-Est de Pekmg, entre le 42. & Je.
43 - degré de Latitude. Mais à la p. 28. Gaubil la place avec plus-d exactitude a peu présau Nord de Peking, ou au Nord-Nord-Otiesl. -C’étoit, sembíe-t-il, Poro-hoiun . dont onvolt les ruines à environ vingt milles au Sud-Onest de celles de òhan-tu , une des ancien-nes Capitales de la Tartarie.- éty. L. III. Cil.-h Sect. I. _.
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