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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOLS. Liv.IV. Chap. IV. 353

de la ville , qui étoìt du dernier parti , alla au devant de Hubbè avec les A. D. J.C.principaux de fa Secte, & lui offrit la place de la part de tous les Shefái - 1221.tes ; ils lui remirent deux des portes par lesquelles les Mogols entrerent ^dans la ville. Comme l’autre parti s’étoit fortifié, il fit quelque résistance,plutôt par la haine qu’il avoit pour les Shafaïtcs , que pour les Mogols mê- ,,mes. Mais tìulbé les força, & poussé par la mauvaise opinion que ] e Ca-di lui avoit donnée des Sectateurs á’Abu Hans ab , il les fit presque tousmourir;ce qui réjouit sans-doute les charitables Shafaïtcs. II ne resta doncgueres que la moitié des habitans de Rcy en vie.

Hubbé & Suida séjournèrent quelque tems à Rcy , à cause de la beauté Prise dede la ville, qui étoit une des quatre plus considérables de l’Irak; les trois Kom.autres sont Ramadan , Kom & Ispahan . Auffi-tôt que la saison permit de semettre en campagne, ils se séparèrent. Hubbè marcha vers Hamadan , &

Suida vers Kazwin. Le premier devant passer par la ville de Kom , éloi-gnée de Rey de vingt lieues, somma les habitans de sc rendre; mais quoi-qu’ils n’obéissent pas , ils firent si peu de résistance, qu’ils pouvoient mé-riter la grâce qu’on accordoit aux places qui ouvraient leurs portes. Maisles Députés des Shafaïtes, qui avoient une: haine implacable pour les Ha-nifites, qu'ils appelloient Rafezis , c’est-à-dire hérétiques , dirent à Hubbè■Névian , qu’ils accompagnoient toujours , parcequ’il avoit de la confianceen eux , que le Peuple de Kom étoit sort séditieux; & qu’il ne falloit pass’en étonner , puisqu’il suivoit la doctrine à'/Jbu Hanifah : enfin ils l’ani-merent tellement contre les habitans de la ville, que le Général Mogolsous prétexte d’un-ordre mal observé les fit presque tous tuer ou meneren esclavage.

Hubbé marcha peu de jours après vers Hamadan; il se prépara à en faire Hamadanle siégé, & il avoit déja tout ce qui étoit nécessaire pour la forcer, lors- fan laque tout à coup il fit la paix avec Majeâo'ddin, qui y commandoit. Toute fàl’armée en fut d’autant plus surprise, que les habitans avoient fait paraîtreplus de fierté que d’autres à qui l’on n’avoit point pardonné, ik qu’ilsavoient même fait quelque insulte aux Mogols. Les ennemis du Généraldisoient qu’il s’étoit laissé corrompre, & ses amis soutenoient qu’il n’avoitfait que suivre les ordres de Jcnghiz Khan. Hamadan (*) est à cinq lieuesde Kom; c’est une grande ville fort peuplée, & qui a été souvent le sé-jour des Rois ; elle avoit encore de fortes murailles & un bon château,mais tout cela est présentement ruiné, & sa beauté ne consiste plus quedans ses jardins & ses fontaines, dont les sources, qu’on fait monter aunombre de mille, sont dans la montagne d ’Jltvend, qui n’en est pas fortéloignée.

De Hamadan Hubbé mena ses troupes en d’autres endroits de l’írak, & Hutrcsen très- peu de tems il se rendit maître de Dineivar ou Daynûr, Súvan , Places ré-Holwan , Nahawend , & de plusieurs autres villes de cette Province,& par dmtes '

ces

(*) C’est VEmatba du Vieux Testament, & VEcbatane des Grecs, quoique la plupartdes Géographes prétendent que c’est Tamis. Abuljcda dit que ceít Ecl/atane } OC le 110UÎde Hamadan a quelque affinité avec celui ilEmatba ou Amatba •

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