HISTOIRE DE L’EMPIRÉ DES MOGOLS. Lrv. IV. Chap. IV. 361
dre, le Prince les fit désarmer & palier an fil de l’épée au nombre de dou- A.D.J.C,ze mille. I! donna ensuite le gouvernement de la ville à Maie k Abubecre , 1218.
& reprit avec soixante-miile-hommes le chemin de Taikhan, où son pere Jî r % n . ekrappelloic *
tìerat , qu’on appelle aussi Heri & Eri, a toujours passé pour une ville-
très-forte, & sert encore de rempart aux Persans contre les Uzbecs. Le Descrip-Pays où elle est située est l 'Aria des Anciens. Alexandre le Grand en est le cct “fondateur, si l’on en croit Je fameux Historien Persan Mirkhond , quiécoic né. Elle est sur la riviere Heri Rudh , à deux lieues d’une montagneoù les Adorateurs du Feu, que les Persans appellent Guebres & Attesperejï,font les exercices de leur Religion, dans un endroit bâti fur le sommetde la montagne des ruines d’un fameux Temple des anciens Mages. LaVille & son territoire sont fort peuplés; l’air y est excellent, & les habi-tans en font la plupart honnêtes gens & très-civils (*). Voyons à présentce que Jenghiz Khan faisoit de son côté. Après la prise de Taikhan, ilfit marcher son armée vers Bamiyan, attendant toujours des nouvelles desultan Jalaldddin , & des troupes qu’il avoit envoyées du côté des Indes,pour 1 observer («).
Le Sulcan, ayant échappé d’entre les mains du second parti de Mogols Extrimi-qu’il rencontra en se retirant de Nisabûr, comme on l’a dit, gagna avecbeaucoup de peine la Forteresse d çKahera, & cédant à son désespoir il láioxídin."Voulut s’y enfermer avec ses troupes & attendre les Mogols, mais le Gou-verneur lui fit sentir que c’étoit une chose indigne d’un Prince de son mé-rite Cette remontrance hardie réveilla le courage du Prince, il se rendità Bojl dans la Province de Sejest.xn ou Sìstan, où il leva environ vingt-mille ho rimes ( b ); mais quand il apprit la force de l’armée des Mogols,ìl ne fut qnel parti prendre. Enfin , excité par l’extréme danger où il sevoyoic, il résolut de faire tête à ses ennemis à tout hazard, il partit deBojl pour gagner, s’il écoit possible, Gazna, Capitale du Zablestan,avantque les Mogols pussent s’en emparer; il y avoir vingt-quatre journées dechemin, & il fit tant de diligence qu’il s’y rendit. Cette ville avoit étéla Capitale de l’Empire des óiznevides, & un Seigneur nommé KerberMalek y commandoit dans l’absence de Jalaldddin ; & quoique que quelquetems avant l’arrivée de ce Prince, le Peuple divisé par les Grands Seigneurs,eût comme en d’autres places secoué le joug, il fut cependant reçu avecles plus grandes marques d’affection ; le Sultan dissimula son ressentiment,
& remit à un autre tems la punition de leur rébellion.
Jengblz Khan ayant appris que Jalaldddin étoit à Gazna, hâta fa mar- Sìege dec’ne pour l’y aller surprendre, mais il fut arrêté en chemin par la garnison E am >y an *de Bamiyan , qu’il espérait prendre d’emblée. Les habitans qui s’étoienttien attendus d’être attaqués, avoient ruiné tout le Pays à quatre ou cinq
lieues
(a) De La Croix, p. 385. Abu'lgbazi Khan, p. 287. (*)De La Croix, p. 385,386.
(f) Ceux qui seront curieux de voir de plus amples détails fur Herat, peuvent consulter *Oiter, Voyage en Turquie & en Perse T. I. p. 291-293. dans les Notes. Cix. du T&àd,
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