HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOLS. Liv. IV. Chap. V. 375plus encore par les présens qui les accompagnoìenc, rappelleront leurs trou- a D. J.C.pes j si bien que les Alans & les Circaíf ens , le voyant privés de leur le- 1223.cours, perdirent auíli-tôt courage, & cédèrent aux eirons de leurs ennemis. rp è ne _
La bonne intelligence avec les Kalmuks permit aux Mongols de palierle W c>!ga, & d’entrer dans le Kipchak ou Kapchak .mais comme ils furent .obligés d’y palier Thiver, parcequ’ils y arnverent un peu tard , leur long Ih entrentséjour fit naître des querelles entre eux ót leurs Ilotes, ils le fortifièrent à» ledans leur camp, & firent demander du secours à Tushi Khan , qui n’étoit Kl P cIwk *pas fort loin de-là. Ce Prince fit marcher la meilleure partie de ses trou-pes , qui joignirent les autres, malgré les efforts des ennemis , & toutesces troupes ensemble formèrent une armée considérable , qui contraignitfans peine ces Peuples à se soumettre à Jenghiz Khan. Cependant 'TushiKhan, étant obligé de se rendre à la Cour,laiíla Hnbbé & Suida pour com-mander dans le Kipchak en ion absence , & il leur donna ordre d’atta-quer les Nogais, dont il etoit mécontent, & qui.é.toient les seuls Peuplesdu Kipchak qui n’étoient pas domptés, ce Prince ayant soumis tout cePays, & poulie ses conquêtes jusqu’aux frontières de Rutile.
L’htver , qui avoit glacé les rivières , facilita le partage aux Mongols, Prisequi pénétrèrent jutqu’à Aflracan , que les Mahométans appellent Haji Tar- Astra-kan , située dans une líle du Wolga, environ à cinquante lieues de la Mer can *Caspienne. 11 s soumirent cette ville, & la guerre qui dura six.mois, nefinit qu’après que les Nogdis eurent reconnu 2 ïtshi. pour leur Souverain,
& Jenghiz Khan pour leur Grand-Khan. Les deux Généraux demeurèrentdans le Pays jusqu à fautomne de Tannée 1224, que Tushi revint de laDiette, & alors ils le quittèrent avec les troupes qu’ils yavoient amenées.
Si Jenghiz Khan traitoit à toute rigueur ceux qui l’avoient offensé, il Libèreétoit bon & généreux envers ceux qm lui avoient rendu quelque lérvice, Htè duou qui étoient disposés à l’obliger. (mand il sortit de Samarcande, il quit- Omnâ-ta pour plusieurs années des tributs ordinaires les Peuples de cette Provin- an * „Ce, dont il étoit fort content; & pour donner aux Seigneurs du Pays desmarques de son affection , il les affranchit pour toute leur vie des droitsque les Nobles d’un Royaume doivent à leur Prince. Ce généreux procé-dé causa une grande joie parmi les habitans de Samarcande : il est vraiqu’elle fut un peu tempérée par la vue de la. Reine Turkhan Khatvn , quisuivie de ses Dames & de tous les grands Officiers d e. Mohammed quiavoient été pris, fut menée cn triomphe devant farinée du Grand-Khan,qui devoit passer par des Pays où cette Princesse étoit encore aimée. Onporta aussi en pompe le Trône & la Couronne du Sultan (a).
Jenghiz Khan , ayant passé le Si hon ou Sir, arriva à.. Tonkat au com- nsemidmencernent de Tannée de THégire 601 ; il avoit choisi cette ville pour te- à Ton-nìr la Diette, tant à cause de son agréable situation, que parce qu'ellcpouvoit aisément fournir ì-es provisions & les autres choses dont on auroit e çbesoin pour une si nombreuse assemblée. Les Princes & lés Générauxétant tÔus de retour de leurs différentes expéditions, Jenghiz Khan reçut
ses
(d) De la Croix , p. 447 - 452 ,