A. D. J, C.
1241.
Le r*gned’OQ-AJKhan //.Empereurdes Mo.gols,
Sa Mort.
Son Ca-ractère.
Ses Fem-mes.
422 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
sEmphe. Yelu-chu-tfay <Y\t hardiment que sEmpereur avoit de mauvais Con-seillers , que l’avarice regnoit à la Cour, qu’on vendoit les Charges, &que les prisons étoierit remplies d'honnetes gens, dont tout le crime con-liíloit à désapprouver les voy.es illicites qu’on employoit pour avoir de l’ar*gent , tandis que des gens de rien & chargés de mille crimes étoient enplace. Déja l’Impératrice prenoit'des mesures pour rendre la liberté à tousces prisonniers , lorsque l’Empereur revint & se rétablit : on publia alorsune amnistie dans l’Empire , & dans le mois d'Octobre on donna auxChinois la liberté de-pouvoir parvenir aux Charges subalternes dans lesTribunaux.
L’Empereur aimoit passionnément le vin , Yelu-chu-tfay lui avoit faitsouvent de sages remontrances fur ce qu'il avoit à craindre de ses excès ;& quoique ce Prince écoutât ces avis comme des marques de son zele, ilne se corrigea point. Au mois de Novembre les Grands l’inviterent à unechasse, & malgré les représentations de Yelu-che-tsay\e Prince y alla: étantarrivé le cinquième jour à la montagne de U-lye-hlhulan, il passa toute lanuit à boire , à la persuasion de Gaotu- laaman , & cet excès lui coûta lavie ; il en mourut le lendemain âgé de cinquante six ans, après un régnéde treize. 11 déclara pour son successeur à l’Empire son petit-fils Shelye-men, ou Sbiramon, ainsi que rappellent les Ecrivains Occidentaux,fils deKuchû son troisième fils, mort dans le Hu-quang en 12315.
Ottáy, ou Ogotay comme les Mongols l’appelioient, étoit un Prince quiavoit du courage, beaucoup de prudence & de grandeur d’ame. Yelu-chu-tfay lui avoit inspiré l'amour des Sciences, & de supplication aux affairesde l’Etat. Oàay avoit une grande autorité tant fur les Princes de sa fa-mille, que fur ceux qui étoient ses vassaux: il aimoit le hon ordre, & avoitbeaucoup de droiture.
11 eut plusieurs femmes qui portoient le titre d’Impératrice. La premiè-re étoit Polaha de la Maison des Hong-kila ou Kongorats , dont il n’eut pointd’enfans. La seconde étoit Gang-ivhey, qui éleva le Prince Meng-ko ouMangû fils ainé de Toley ôc de Sarkutna (*). La sixième étoit Tolyeko-na (^f) , Princesse qui joignoit aux qualités du corps (f) une adresse òí unesprit peu ordinaires. De ses différentes femmes OKtry eut sept Princes (§),& une Primasse mariée au Prince de Hongkila {à). Les
{a) Gouhil ,'p. 96 & suiv.
t*) Alu'lghazi Khan rappelle Siurkhmni B-ghi Pékan.
(f) Cette Princesse étoit de la Tribu de Naymachin, c’est la même que D'Herbeht , p.358, appelle Turaidnnh Khatún. Khaiûncít un mot Mongol, qui signifie Reine, Impéra-trice. ù'licrbelot est porté à croire qu’elle étoit Chrétienne, mais l’Bistoire Chinoise nedit rien de sa religion; quoi qu’il en soit ce Savant s’est bien trompé fur le teins de lamort de cette Princesse. Elle mourut Pan 126;, fous le régné de Hâpilay ou Xublay. Gau -bit, D'Hirheloi la fait mourir vingt ans plutôt.
(J) Suivant Ahtilghazi Khai , Óàay avoit quatre femmes légitimes. 1. Burakjin. 2. Tu»ragana mere dc Kayuk, de la Tribu de Markat, selon quelques-uns, & que d’autres pré-tendent avoir été la femme d'un Chef de la Tribu des Virats : étant tombée entre les mainsd’Oâay après la mort de son mars, ce Prince P épousa & Palma plus que toutes ses autresfemmes, quoiqu’elle ne fût pas trop belle. 3. Zazin ou Jajin. Le nom de la quatrièmen’est pas connu.
(D De h Croix assure que les Historiens Orientaux ne font aucune mention des enfims
d'Uïïay