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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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A. D. J, C.

1241.

Le r*gned’OQ-AJKhan //.Empereurdes Mo.gols,

Sa Mort.

Son Ca-ractère.

Ses Fem-mes.

422 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

sEmphe. Yelu-chu-tfay <Y\t hardiment que sEmpereur avoit de mauvais Con-seillers , que l’avarice regnoit à la Cour, qu’on vendoit les Charges, &que les prisons étoierit remplies d'honnetes gens, dont tout le crime con-liíloit à désapprouver les voy.es illicites qu’on employoit pour avoir de l’ar*gent , tandis que des gens de rien & chargés de mille crimes étoient enplace. Déja l’Impératrice prenoit'des mesures pour rendre la liberté à tousces prisonniers , lorsque l’Empereur revint & se rétablit : on publia alorsune amnistie dans l’Empire , & dans le mois d'Octobre on donna auxChinois la liberté de-pouvoir parvenir aux Charges subalternes dans lesTribunaux.

L’Empereur aimoit passionnément le vin , Yelu-chu-tfay lui avoit faitsouvent de sages remontrances fur ce qu'il avoit à craindre de ses excès ;& quoique ce Prince écoutât ces avis comme des marques de son zele, ilne se corrigea point. Au mois de Novembre les Grands l’inviterent à unechasse, & malgré les représentations de Yelu-che-tsay\e Prince y alla: étantarrivé le cinquième jour à la montagne de U-lye-hlhulan, il passa toute lanuit à boire , à la persuasion de Gaotu- laaman , & cet excès lui coûta lavie ; il en mourut le lendemain âgé de cinquante six ans, après un régnéde treize. 11 déclara pour son successeur à l’Empire son petit-fils Shelye-men, ou Sbiramon, ainsi que rappellent les Ecrivains Occidentaux,fils deKuchû son troisième fils, mort dans le Hu-quang en 12315.

Ottáy, ou Ogotay comme les Mongols l’appelioient, étoit un Prince quiavoit du courage, beaucoup de prudence & de grandeur d’ame. Yelu-chu-tfay lui avoit inspiré l'amour des Sciences, & de supplication aux affairesde l’Etat. Oàay avoit une grande autorité tant fur les Princes de sa fa-mille, que fur ceux qui étoient ses vassaux: il aimoit le hon ordre, & avoitbeaucoup de droiture.

11 eut plusieurs femmes qui portoient le titre d’Impératrice. La premiè-re étoit Polaha de la Maison des Hong-kila ou Kongorats , dont il n’eut pointd’enfans. La seconde étoit Gang-ivhey, qui éleva le Prince Meng-ko ouMangû fils ainé de Toley ôc de Sarkutna (*). La sixième étoit Tolyeko-na (^f) , Princesse qui joignoit aux qualités du corps (f) une adresse òí unesprit peu ordinaires. De ses différentes femmes OKtry eut sept Princes (§),& une Primasse mariée au Prince de Hongkila {à). Les

{a) Gouhil ,'p. 96 & suiv.

t*) Alu'lghazi Khan rappelle Siurkhmni B-ghi Pékan.

(f) Cette Princesse étoit de la Tribu de Naymachin, c’est la même que D'Herbeht , p.358, appelle Turaidnnh Khatún. Khaiûncít un mot Mongol, qui signifie Reine, Impéra-trice. ù'licrbelot est porté à croire qu’elle étoit Chrétienne, mais l’Bistoire Chinoise nedit rien de sa religion; quoi qu’il en soit ce Savant s’est bien trompé fur le teins de lamort de cette Princesse. Elle mourut Pan 126;, fous le régné de Hâpilay ou Xublay. Gau -bit, D'Hirheloi la fait mourir vingt ans plutôt.

(J) Suivant Ahtilghazi Khai , Óàay avoit quatre femmes légitimes. 1. Burakjin. 2. Tu»ragana mere dc Kayuk, de la Tribu de Markat, selon quelques-uns, & que d’autres pré-tendent avoir été la femme d'un Chef de la Tribu des Virats : étant tombée entre les mainsd’Oâay après la mort de son mars, ce Prince P épousa & Palma plus que toutes ses autresfemmes, quoiqu’elle ne fût pas trop belle. 3. Zazin ou Jajin. Le nom de la quatrièmen’est pas connu.

(D De h Croix assure que les Historiens Orientaux ne font aucune mention des enfims

d'Uïïay