DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chai*. L 42 j
. Les Historiens de l’Occident de l’Asie paroissenc n'avoir gueres été a D T C.instruits des actions d’Oiïay Khan & de ceiies de ses successeurs, au moins 1241.à en juger par ce que les Ecrivains de l’Europe en ont rapporté. Outre Lece que l’on a déja vu dans les Remarques, ils nous apprennent qu’en' l/ ’° £1:ayl’année 1235 il envoya Argun Aga dans le Khorasan pour y commander& l’Emir Azzoddin Alokaddem H crawl , surnommé Jamehaf, p our rebâtir deflAcï*Herat ; celui-ci fit aufli ensemencer les terres en 1238 ( a ). Que ] e Sultan g° ]s -
Seljucide Alao'ddin , qui regnoic à iconie, dans l’Anatolie, envoya à O cl ay -”
Une célébré Ambassade pour le féliciter lur son avènement à l’Empire des fy! 7 TÍMongols, & que pour le remercier cet Empereur lui offrit une Charge dansson Palais (b): on ajoute que ce Prince étoit d’ailìeurs íì généreux & stlibéral, qu’il dépensa plus de dix millions d’or en préscns (c). AbulghaziKhan rapporte divers traits de fa générosité & de sa justice.
Un pauvre Maréchal ayant fait six poinçons de fer, fe rendit au mar-ché pour les vendre ; & ayant apperçu Ugaday Khan qui paíl'oit, il levases poinçons en haut pour qu’il les vît. Le Khan lui ayant envoyé de-mander ce que cela vouloit dire? Le Maréchal répondit, que c’étoient sixpoinçons dont il vouloit lui faire présent: le Khan les accepta, & lui fitdonner un Dinar d’or pour chacun. 3
Un pauvre Vieillard, qui n’avoit ni femme ni enfans, étant venu trou-ver Ugaday, lui donna à entendre qu’il fouhaitteroìt bien de faire quel-que petit négoce, mais que fargent nécessaire lui manquoit. Sur quoi leKhan commanda qu’on lui donnât deux-cens Dinars d’or de son trésor.Quelques-uns des Seigneurs de fa Cour qui étoient préfens tentèrent del’en dissuader, par la raison que cet homme n’ayant ni femmes ni enfansl’argent qu’i! lui feroit donner passeroit après fa mort en des mains étran-gères. ' Mais Ugaday persista dans fa premiere résolution, disant, puisquecet. homme a imploré mon secours il feroit injuste que je le renvoyaiïe les mainsvuides, lorsque je puis ïaider: & là-deílus il ordonna qu’on lui donnât furle champ la somme qu’il lui avoit promise, ajoutant, f ai fait à présent cequi dépendoit de moi, quant à lui il mourra quand il plaira à Dieu: mais àpeine le vieillard eut-il touché fargent qu’il tomba roide mort. •
Un autre pauvre homme, nommé Mnfflies, étant venu fe plaindre àUgaday Khan, qu’il n’avoit pas dequoi vivre, il lui fit donner cinq-censDinars d’or. _ Après qu’il eut mangé cet argent, il vint encore trouver leKhan, qui lui fit donner de nouveau cinq-cens Dinars. Ceux-ci étant dé-pensés de-même,il revint implorer i’affistance du Khan;niais les Seigneurs
qui
(a) De la Croix , p. Zir. O D'Herbe lot, art. Octaï Khan , n. «g*
U) Voy. L. II. Ch. IV. Sect. VIII. *
d'Oâay Khan, à l’exception de Keyúk l’ainé. Mais Abu'lshani Khan dit que Turagana ouTurakina lui en donna cinq. 1. Kayûk, qui du vivant de son pere faisoit fa résidence dansI e Pays de Parnak , & fut toujours dîme santé fort languissante. 2. Ktuan. 3. Kuku, quipromettoit beaucoup, mais qui mourut avant son pere. 4. Karazarou Karajan.- 5. líaibi,à qui l’on donna ce nom, parce qu’il nâquít justement dans ie tems que Jengbiz Khan con'stuit le Pays de Tangut : mais comme il s’adonua extrêmement à ia boisson, il mourut àla fleur de son âge.