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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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442 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Section tL armée étoit Kya-tse-tao : cet homme élevé aux plus hautes Dignités dei. 1 Empire n’avoit presque aucun des talens nécessaires pour remplir les Char-L* r ^ ne ges donc il étoit honoré. II n’étoit ni aimé nì estimé des troupes ; lesKhan v Officiers ne pouvoient souffrir de se voir commandés par un homme fansEmpereur expérience , & souvent ils faisoient ouvertement des railleries sur le cou-dei Mo- rage de leur Général. Kya-tse-tao étoit d'ailleurs auíïi vindicatif que vain ;gols ,juf- p maltraitait quelquefois fans raison des Officiers de mérite , & n’avoitqu en aucun égard aux services dans la distribution des Emplois ; ce qui fut cau-I2?4 ' fe que beaucoup d’Officiers pensèrent dès lors à prendre parti parmi lesMongols, bien sûrs d’être mieux traités.

ll fait la Le Gouverneur de Ví-changfu amusa d’abord Hu-pi-lay par de faussespaix avec espérances, & il tua l’Officier que le Prince envoya pour traiter avec lui ;les Song. ma is il fut tué lui-même quelque tems après dans une sortie. Kya-tse-taomena la meilleure partie de larmee à Wang • cheu-su , & dans cette mar-che il fit voir que le courage n’étoit pas par où il brilloit. Lûvente , Gou-verneur de Se-chuen , reçut ordre au mois de Novembre de fe rendre àVu-chang-fu pour commander dans cette importante place. Le siégé avan-çoic , & la garnison avoit déja perdu beaucoup d'Officiers & de soldats.Kya-tse-tao , appréhendant tout des suites de la prise de cette ville , en-voya proposer des conditions de paix à Hû-pi-lay , dont l’une étoit quel’Empire des Long feroit tributaire de celui des Mongols ; mais Hu-pi-layn’y voulut pas entendre. En ce tems-là Kya-tse-tao apprit par un Courrierde Vangkyen ce qui s’étoit passé à Hocheu , & profita de cette occasionpour faire de nouvelles propositions. Hu-pi-lay eut auíïi avis certain quele Général Alantar travailloit à mettre fur le Trône son frété Alìpuko , &que plusieurs Princes & Seigneurs étoient de son parti. On assembla ungrand Conseil, & Hao-kjng, savant & sage Ministre, conseilla k Hû-pi-lay de faire la paix avec les Long, d’aller tenir sa Cour à Tcn-king , & dese faire proclamer Empereur. On s’en tint à cet avis, & Kya-tse-tao pro-mit de payer tous les ans vingt Van d’argent (*) & autant en foie, parforme de tribut, & en reconnoissance de la Souveraineté des Mongols furles Song. On convint des limites des deux Empires, & en conséquencede ce Traité Hu-pi-lay décampa & repassa Je Kyang. Hû-liang-kotay levaauíïi le siégé de Chang-shû , & passa la même riviere pour aller au Nord;mais quelques troupes de son armée ayant tardé jusqu’au mois de Février1260 à passer, Kya-tse-tao les fit tailler en pieces (f).

L’IIistoire représente ici Kya-tse-tao comme un des plus mauvais Minis-tres qui fut jamais. II fit un Traité honteux à l’Empire des Song & lecacha à son Maître l’Empereur Li-tjong (s), qui crut que c’étoit la valeur& la conduite de ce Général qui avoit fait retirer Hu-pi-lay ; & les cent-íoixante-dix soldats de l’armée de Hû-liyang-kotay , qui furent massacrés,

don-

(*) Un million de livres, ou environ cinquante-mille livres sterling.

(t) Un peu plus bas, 011 dit que leur nombre alloit à cent-íbixante-dix hommes.

(j) II étoit le quatorzième Empereur de la Dynastie des Song, quî regnoient dans laChine Méridionale. II y a eu en tout dix-huit Empereurs de cette Dynastie.