Buch 
17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
Seite
446
JPEG-Download
 

44 g SUCCESSEURS DE JENG 1 IIZ KHANregardoit la Médecine , & étoit un des principaux Mandarins pour lesSe T* Mathématiques. On employa quantité de personnes d’Igûr, de Perse, deLe régné ] a grande Bukharie & d’antres Pays, pour traduire des Livres. A l’imita-de Kublay t - Qn àz Empereurs Chinois Hu-pi-lay fit un choix des plus habiles Doc-Khan V .. teurg ^ r en f ormer une Académie ; on les appelle Hanl'vn , & c’est un3 í of Tribunal qui est en grande considération. L’Empereur en fit venir un grandgoi S, jus- nombre , & nomma des Iianlins pour faire un corps séparé , afin d’écrirequ'en l’Histoire de l’Empire. 11 mit 3 leur tête Wangu , homme d’une probité,â'une prudence & d’une capacité reconnues, il fournit de bons mémoires- p ur p Histoire des Leao & des Kins. II a beaucoup travaillé fur les Livres

Classiques des Chinois , & il a fait un grand recueil des Edits Impériaux.Quand on prit Jû - ning -su, il étoit fur la liste des proscrits ; Chang-jao lui

sauva la vie. , . _ , „

Hu-pi-lay envoya vers ce teins-la Hao-king a la Cour des Long, pour

duM'mit- y notifier son avènement à l’Empire, & demander l’exécution du Traité/«Sons. conclu avec Kya-tse-tao, pendant le siégé de Vû-cbang-fu. Mais commece Traité avoit été fait à Finsu de l’Empereur Chinois, son Ministre crai-gnant que l’Envoyé ne découvrît fa fourberie, le fit mettre en prison pro-che de A lanìdng , & ne pensa qu’aux moyens d’empêclier que ni Hu-pi-layni son Maître n’eussent des nouvelles de ce Seigneur. 11 est vrai quel’Em-pereur des Song eut avis qu'il y avoit fur la frontière un Député des Tar-tares mais Iiya-tfe-tao tourna l’efprit de ce Prince fur d’autres objets.

Un I ama L’Èmpereur étant jeune avoit de l’inclination pour un jeune Seigneurdotent du Tibet, nommé Pajepa , plein d’esprit & de politesse. II étoit d’une an-Favovi. cienne famille renommée pour sa vertu, & depuis dix siécles les ancêtresde Vafcpa étoient les principaux Ministres des Rois du Tibet & d’autresPrinces de l’Occident. Ce Seigneur se fit Lama , & se rendit considérableo parmi ceux de fa Secte. En 1260 Hu-pi-lay le fit venir, & au mois deDécembre le déclara Chef de tous les Lamas , & lui donna le titre deMaître & de Docteur de l’Empire & de l’Empereur. On divisa la Chine &le Leaotono - en dix Départemens, auxquels on donna des Mandarins; onforma un Tribunal de dix Seigneurs chargés des affaires qui concernoientces départemens, & l’Empereur ordonna que dans tous les Tribunaux lePrésident scroit un Mongol. .

Hu-pi-lay voulut aussi que la cinquante-septieme année du Cycle Sexa-génaire Chinois, & Tannée du Renard (*) du Cycle duodenaire des Mon-gols ,c’està-dire Tan 1260,sût la premiere de son régné. II donna aussi,àl’exemple des Chinois,un titre aux années de son régné. L’année 1260 futla premiere du titre de Chong-tong (a) (f).

/faires Au commencement de Tannée suivante l’Empereur mit en liberté tousde Se. les

chuen.

1261. («) Gaubìl, p. 136 à suiv,

m II n’y a point d’année de ce nom dans le Cycle Mogol, qui se trouve dans UlugBeg, selon lequel Tannée 1260 est celle du Dâkuk ou de la Poule, la dixieme du Cycle.

(t) LT.tnpereuïd’aujourd’hui (1726)porte le titre de Tong-chìng \le Prince son pere avoitcelui de Kang-bi, Les Empereurs changent ces titres, quand ils le jugent à propos. Gaubil-