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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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D ANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 445

AL vers le Sud. Hat an coupa la retraite du côté de Karakorom , & atta- SectionM a avec tant d’opiniâtreté , que les troupes d ’Alantar & de Whm-tû-bay 1 .plièrent de tous côtés. Ces deux Généraux furent tues dans le combat, on í- e régnéfit un grand carnage de leurs troupes, qui ne pouvoient se retirer ni versle Nord ni vers la grande muraille. Enfin Alatcm & ses Lieutenans rem- £^Z re ' urporterent une victoire compsette, & se Lbenjì & 1e Se-chuen furent entie- des Mû-rement soumis. Cette bataille fe donna selon ses uns au mois de Mai, fe- gols ,juf-Ion d’autres dans celui de Septembre. qu'en

C’est cette année que Hu-pi- lay fit venir à la Cour un Lettré Chinois I274 ’d’une grande réputation , nommé Teu - me , ami intime de Tao-shu & de Sages Ri-Uyn - beng. C’est un de ceux que l’Empereur consulta le plus fur la manie- giemens.re de gouverner les Peuples. Ce Prince fe piqua de connoître par lui-mê-me ceux de ses sujets qui pouvoient le mieux contribuer à rendre son ré-gné illustre par ses Armes, les Sciences, les Ouvrages publics, l’Abondan-ce, & le Commerce ; il se fit une loi de fe servir des gens de mérite dequelque Nation & de quelque Religion qu’ils fussent. Depuis la fondationde l’Empire il y avoir eu fort peu de Mandarins Lettrés pour gouvernerles Peuples & régler les affaires des particuliers, on ne faisoit guqres casque des Officiers de l’armée. Celui qui tenoit 1 e Sceau, s’appelloit Talua(*)ou Targuji : c’étoit alors la Dignité la plus considérable , & celui qui enétoit revêtu paffoit devant les Ministres d’Etat, qui n’avoient point l’au-torité qu’ils eurent depuis. Le Khan chargea Lieu-ping-chong & llyu-bcng de regler le nombre, 1 e rang, l’autorité & les appointemens des Man-darins. II régla les divers Tribunaux des Ministres-d’Etat, des Censeurs■de l’Empire, des Cérémonies, des Mandarins, de la Justice, des Ouvra-ges publics, de la Guerre, & des autres affaires. On régla dc-même lesOfficiers de farinée , ceux du Palais de l’Empereur , & on publia ces di-vers Réglemens. L’Empereur régla le Tribunal des Mathématiques, pen-sa aux Manufactures & au Commerce. II fit examiner les miferes des Peu-ples , & voulut savoir ce que chaque Pays avoit de bon & de mauvais,ce qu’il produisoit, & ce qu’on pouvoit faire pour íe rendre riche & com-mode. Inattention de Iíu-pi-lay fur des articles auíìì importuns, lui fit■beaucoup d’honneur dans l’esprit des Chinois, & ils voyoient avec un ex-trême plaisir des gens de leur Nation occuper des postes très-ìmportans ala Cour, à l’Armée, & dans les Provinces (a).

Hu-pi-lay aimoit les Gens de Lettres, on en voyoit à fa Cour de Les Sa en-toutes sortes de Nations. Les Historiens louent beaucoup Chamaluting , caencat-Seigneur Persan, qui étoit habile Mathématicien. II fit une Astronomie à ui ê eeuf usage de la Cour, & il offrit à l’Empereur de grands & beaux ínstrumenspour cette Science & pour Ja Géométrie. Gayfue (f) avoit soin de ce qui

(#) Getabil, P- 132 & suiv.

re-

(*) Talua est une mauvaise prononciation Chinoise de Targádi ou Targuji, ainsi queprononcent les Mongols ^^^“^jg^pauvres, & son exactitude à s’acquitter de sesdevóirs envers 1 son Fo. iì étoit du Royaume de Félin , grand Pays, dit-on, £ l’occídent delàMer Occidentale. II parole qu’il étoit Chrétien, & peut-etre bim onViropua, Cauud.

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