D ANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 445
AL vers le Sud. Hat an coupa la retraite du côté de Karakorom , & atta- SectionM a avec tant d’opiniâtreté , que les troupes d ’Alantar & de Whm-tû-bay 1 .plièrent de tous côtés. Ces deux Généraux furent tues dans le combat, on í- e régnéfit un grand carnage de leurs troupes, qui ne pouvoient se retirer ni versle Nord ni vers la grande muraille. Enfin Alatcm & ses Lieutenans rem- £^Z re ' urporterent une victoire compsette, & se Lbenjì & 1e Se-chuen furent entie- des Mû-rement soumis. Cette bataille fe donna selon ses uns au mois de Mai, fe- gols ,juf-Ion d’autres dans celui de Septembre. qu'en
C’est cette année que Hu-pi- lay fit venir à la Cour un Lettré Chinois I274 ’d’une grande réputation , nommé Teu - me , ami intime de Tao-shu & de Sages Ri-Uyn - beng. C’est un de ceux que l’Empereur consulta le plus fur la manie- giemens.re de gouverner les Peuples. Ce Prince fe piqua de connoître par lui-mê-me ceux de ses sujets qui pouvoient le mieux contribuer à rendre son ré-gné illustre par ses Armes, les Sciences, les Ouvrages publics, l’Abondan-ce, & le Commerce ; il se fit une loi de fe servir des gens de mérite dequelque Nation & de quelque Religion qu’ils fussent. Depuis la fondationde l’Empire il y avoir eu fort peu de Mandarins Lettrés pour gouvernerles Peuples & régler les affaires des particuliers, on ne faisoit guqres casque des Officiers de l’armée. Celui qui tenoit 1 e Sceau, s’appelloit Talua(*)ou Targuji : c’étoit alors la Dignité la plus considérable , & celui qui enétoit revêtu paffoit devant les Ministres d’Etat, qui n’avoient point l’au-torité qu’ils eurent depuis. Le Khan chargea Lieu-ping-chong & llyu-bcng de regler le nombre, 1 e rang, l’autorité & les appointemens des Man-darins. II régla les divers Tribunaux des Ministres-d’Etat, des Censeurs■de l’Empire, des Cérémonies, des Mandarins, de la Justice, des Ouvra-ges publics, de la Guerre, & des autres affaires. On régla dc-même lesOfficiers de farinée , ceux du Palais de l’Empereur , & on publia ces di-vers Réglemens. L’Empereur régla le Tribunal des Mathématiques, pen-sa aux Manufactures & au Commerce. II fit examiner les miferes des Peu-ples , & voulut savoir ce que chaque Pays avoit de bon & de mauvais,ce qu’il produisoit, & ce qu’on pouvoit faire pour íe rendre riche & com-mode. Inattention de Iíu-pi-lay fur des articles auíìì importuns, lui fit■beaucoup d’honneur dans l’esprit des Chinois, & ils voyoient avec un ex-trême plaisir des gens de leur Nation occuper des postes très-ìmportans ala Cour, à l’Armée, & dans les Provinces (a).
Hu-pi-lay aimoit les Gens de Lettres, on en voyoit à fa Cour de Les Sa en-toutes sortes de Nations. Les Historiens louent beaucoup Chamaluting , caencat-Seigneur Persan, qui étoit habile Mathématicien. II fit une Astronomie à ui ê eeuf usage de la Cour, & il offrit à l’Empereur de grands & beaux ínstrumenspour cette Science & pour Ja Géométrie. Gayfue (f) avoit soin de ce qui
(#) Getabil, P- 132 & suiv.
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(*) Talua est une mauvaise prononciation Chinoise de Targádi ou Targuji, ainsi queprononcent les Mongols ^^^“^jg^pauvres, & son exactitude à s’acquitter de sesdevóirs envers 1 son Fo. iì étoit du Royaume de Félin , grand Pays, dit-on, £ l’occídent delàMer Occidentale. II parole qu’il étoit Chrétien, & peut-etre bim onViropua, Cauud.
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