443 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Section nlíìres de Hu-pi-lay ,étoit d’inteOigence avec Litan , & l’Empereur le punit
i. de mort. Litan , qui étoit bon Capitaine, se mic en campagne & fit quel-t l« régné q U£ s conquêtes. L’Empereur ordonna LU Prince Apiçhe & au Général She-tym-che d’aller au-plutôt assiéger Tfi-nan-fu , dans le mois de Mai. Cbang-ïAupereur bong-fan fils de Chang-jao, qui étoit poíté à l’ouest de la ville, fit éleverilesMo- un mur de terre, & ayant mis en embuscade des Cuirassiers, laiíla la Portego!s, jus- Orientale ouverte, & fit creuser un fossé profond.
t i u ' en Litan vint d’abord attaquer le retranchement, & tandis qu’une partie1274 ‘ de ses gens passa le fossé.& entra par la porte ouverte,-l’autre escalada la// -// '-G2- muraille; les troupes qui étoient en embuscade taillèrent tout le détache-gê&tuú, ment en pie ces, & Litan eut bien de la peine à se sauver. Les Songavoient envoyé une armée à son secours, mais à l’entrée du Chan-tong lapeur fit retirer le Général qui la commandoit, qui se contenta d’envoyercinquante-mille Taeh ou deux-cens-cinquante-mille Livres de France âItâ. Les Généraux Mongols firent environner de tous côtés la ville d’ungrand mur de terre, desorte que Litan ne put faire aucune sortie. Aprèsavoir consumé toutes les provisions, il fit saìler de la chair humaine, &on n’avoit autre chose à manger. A la fin se voyant fans ressource, il tuafa femme & ses concubines, & se précipita dans un Lac. She-tyen-cbe l’ytrouva encore en vie & le tua de fa propre main, ensuite il le fit mettreen pieces, ce qui est le comble de l’ignominie pour un Chinois ; après celafarinée marcha à Itâ, qui se rendit d’eìle- même (a).
Les Grands Chinois qui étoient à la Cour, & fur-tout le Général Ko-kan, étoient indignés de la conduite que la Cour des Song tenoit à l’égarddes Mongols , & sollicitoient sans-cesse Hu-pi-lay de leur déclarer la guer-re. L’Empereur se plaignit donc de la mauvaise foi des Song dans unManifeste, & ignorant ou dissimulant la détention de Hao-king , il difoitqu’avant que de sc résoudre à la guerre , il vouloir attendre le succès de lanégociation de cet Envoyé. En attendant il nomma pour commander Far-inée qu’on vouloir envoyer au Sud, Achû fils de Hu-lyang-ho-tay , qui paf-soit pour un grand Capitaine, ayant suivi son pere au 'lìbec, aux Indes,dans le Gan-nan & à la Chine.
Un des défauts de Hu-pi-lay étoit d’aimer l’argent, & on avoir de lapeine à lui persuader que les Mandarins qui lui en fourniíloient n’étoientpas de bons Ministres, ou, pour parler juste, il n’aimoir pas à entendredire du mal d’eux. Abamay Seigneur Mahométan & Arabe d’origine, étoitun de ces mauvais sujets, qui ne cherchent qu’à procurer de l’argent à leurMaître, en s’enrichissant eux-mêmes, fans se metjre en peine des moyensinjustes dont ils se servent, des maux qu’ils causent à l’Etat, & du tortqu’ils font à la réputation de leur Prince. Abama, qui avoir la Surinten-dance des Douanes de f Empire, fit beaucoup de systèmes pour tromperl’Empereur & les Grands Mogols j il ne vouloir rendre compte qu’àl’Empereur, & prétendoit être indépendant des Ministres. Teu-me, Tao-sbu, Hyu-beng , Lym-png-çbong & autres Chinois connurent d’abord le ca-ractère
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