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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 453

sent propres. II chargea de cette commission Pasepa , Chef des Lamas, Sectionqui.connoissoit non feulement ies Caractères Chinois & ceux des Lamas, Lmais encore ceux du Tibet, appelìés Caractères duTangut, ceux d’Igûr, H rdes Indes , & de plusieurs Pays de f Occident de l’Asie. Pasepa examina Khan fJavec foin la nature de ces différens Caractères, & ce qu ris avoient de Empereurcommode & d’incommode; il rejetta les Chinois, qui représentent l’idée *•' Mo 'des choses, & ne pensa qu a ceux qui sont propres à exprimer les sons; il S°, ls »/“/"*en fit mille , avec des réglés pour leur prononciation , leur figure & ] a ‘sssmaniéré de les écrire. Hu-pi-ìay fut si content du travail de Pasepa , qu’e-n- 1 —.

• 1269 il déclara ce Lama Regulo , & dans la Patente qu’il lui donna il lui 1263»

prodiguoit les éloges. Au mois de Février l’Empereur ordonna par un E-dit public qu’on se servît dans tous les Tribunaux de ces Caractères, quifurent appelìés les nouveaux CaraEtcres Mongols. D’abord les Mongols, quiétoient accoutumés à ceux des ígûrs, & les Chinois prévenus en faveurdes leurs, eurent quelque peine à apprendre ceux de Pasepa.

Au mois de Mars, Hya-quey Général des Long entra dans la riviere de Syang-Han, avec une grande flotte chargée d’un nombre infini de soldats; ayant y an g^*vu la contenance d,es Mongols il ne jugea pas à-propos d’en venir auK C0UIU ' umains, & se retira , non sans perte. Mais le Han s’étant débordé en au*tomne, Hya-quey profita de Pinondation, & entra dans Syang-yang avectoute forte de munitions & de provisions , malgré John , qui le défit ce-pendant à son retour. Depuis que Luvente s’écoit laissé duper par Lyeu~cbtng , il étoit inconsolable d’avoir sait une fl lourde faute ; & Je siégé deSyang-yang lui causa tant de chagrin, qu il mourut au mois de Décembre.

La perte de ce Général fut un coup mortel pour les affaires des Song, &les Mongols contre leur coutume ne prenoient tant de précautions devantSyang-yang , que parce qu’ils redoutaient l’nabileté , la vigilance & lavaleur de Luvente , & qu’ils se souvenaient du mal qu’il leur avait faitdans le 8e-chuen.

En 1270 Marna commença à craindre la probité & l’esprit de plusieurs Crédit 1grands Seigneurs qui étoient à la Cour. II avoit trouvé moyen de rendre ^'Ahama,.suspecte la fidélité de Lyen-hyien, & de l’éloigner du Ministre; mais ce fi.sss rMinistre s’étant justifié rentra dans fa Charge, & se ligua plus que jamais ^hyenTavec les Grands Chinois pour perdre Marna. Celui - ci accusa Hihyen denégligence, de ce qu il avoit laissé un Officier en prison , après que l’Em-pereur avoit ordonné de l’élargir. Sur les plaintes qu Mania porta contrekii, Hihyen fut cassé,& renvoyé chez lui,où il vivoit en Philosophe. Hu-pi-lay demanda un jour aux Seigneurs de fa Cour, que peut faire Hyhiendans fa maison ? Marna prit la parole & dit, qu'î! paffoit son rems en co-médies & en festins. L’Empereur, choqué de ce discours, répliqua que Hi-hyen étoit trop pauvre pour penser à des festins & à des comédies.

Hihyen , quoiqu’étranger, étoit en grande considération' parmi les Let-trés Chinois , parcequ’il faisoit profession de suivre la doctrine de Consu-eius. 11 étoit ennemi des Mahométans, des Tao-tse & des Bonzes, maisfur-tout des Lamas. Un Tao-tse, qui étoit bien venu á la Cour, voulutpersuader à l’Empereur de boire- d’une liqueur, qui selon les principes de

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