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SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Section sa Secte devoit lui prolonger la vie & le rendre heureux après fa mort. Hi-
4 hyen , consulté là - dessus par l’Empereur, fit finement la satire de la Secte derfflíuMay Tao-tse, & un discours fur la longue vie & fur les grandes vertus de TaoKhan F. à de Chun. Hu-pi-lay congédia le Tao-tse , mais il voulut persuader àEmpereur Hihyen de suivre les maximes & les réglés de PaJepa. Hihyen réponditdes Mo- qu’il suivoit les réglés de Confucius, & fans s’étonner il rapporta les maxi-gols,/«/- mes des Disciples de ce Philosophe fur la sincérité des Grands quand ils1^74. parlent aux Princes, & fur le foin qu’un fils doit avoir de garder les pré-- ceptes de ses peres. Rien n’étoit plus à-propos que cette réponse. Aha-ma passoit pour un fourbe, & il avoit la confiance de Hu-pì-lay (a).Jenghiz Khan avoit ordonné de ne pas fe servir des Bonzes, & la Cour é- .toit pleine de Lamas. Hu-pi-lay étoit un de ces grands Princes qui netrouvent pas mauvais qu’on les avertisse de leurs défauts , & il fit tou-jours grand cas des Courtisans du caractère d c. Hihyen, & loua la finesse& la droiture de fes réponses.
II.est haï Ahama étoit odieux à tout le monde, mais parcequ’ìl en impofoitàl’Etn-
de mu le pereur par des projets qui lui faifoient espérer beaucoup d’argent, il étoiten ^veur, & en 1270 l’Empereur donna à son fils le Département de laguerre. De tous les Princes il n’y avoit que Ching-kin fils ainé de Hu-pi-layqui osât parler contre Ahama ; mais Hyuheng dit hautement qu’il étoit dan-gereux de donner au pere & au fils de si grands postes. Ahama travaillaà faire nommer Hyuheng Ministre, dans le dessein de le perdre; celui-cipénétra son dessein, & refusa cette place. L’année d’après Hyuheng remità l’Empereur un Ecrit, où il accufoit Ahama de tromper son Prince, dedétruire le Gouvernement, & de ruiner le Peuple. L’Empereur ne répon-dit rien à cette accusation, & Hyuheng tomba malade de chagrin. Hu-pi-ìayle consola en lui promettant de fonder des Colíeges ou Académies, où l’onenfeigneroit les Sciences & la Morale.
Titre Au mois de Novembre de cette année Lyeu-ping-cbìng persuada à l’Em-d’Yven, pereur de donner à sa Dynastie le nom d’Tven, qui signifie commence-ment. Ce Bonze débita à cette occasion une infinité de choses obscures &énigmatiques fur deux figures de subi ou Foin, premier Empereur de laChine. La premiere est exprimée parle caractère Tycn, Ciel; & la se-conde par le caractère Quen, Terre. Le Bonze conclut de son long dis-cours , que selon le sens de ces deux Qua, qui est le nom des figures attri-buées à Fohi, les Mongols dévoient prendre le titre à’Tven. Personnene^comprenoit rien à ce que disoit le Bonze, & encore moins aux raisonsqu il tiroit du sens de Tyen & de Ouen ; mais fa grande réputation de con-noître à fonds l’Antiquité suppléai tout, il fut loué de tout le monde, onfélicita l’Empereur, & il avertit ses sujets par une Déclaration publique,que la Dynastie des Mongols porteroit déformais le titre d’Tven.
On ferre Au mois de Mai, Hu-pi-lay affranchit pour quelque teins fes sujets deSyang- Se-chuen du tribut, & ordonna en même tems à Say-tyen-che de piller lesyang. Pays de cette Province qui relevoient encore des Long. Say-tyen exécuta
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CO Caubil. ?.. 148-150.