Buch 
17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
Seite
454
JPEG-Download
 

454

SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Section sa Secte devoit lui prolonger la vie & le rendre heureux après fa mort. Hi-

4 hyen , consulté là - dessus par l’Empereur, fit finement la satire de la Secte derfflíuMay Tao-tse, & un discours fur la longue vie & fur les grandes vertus de TaoKhan F. à de Chun. Hu-pi-lay congédia le Tao-tse , mais il voulut persuader àEmpereur Hihyen de suivre les maximes & les réglés de PaJepa. Hihyen réponditdes Mo- qu’il suivoit les réglés de Confucius, & fans s’étonner il rapporta les maxi-gols,/«/- mes des Disciples de ce Philosophe fur la sincérité des Grands quand ils1^74. parlent aux Princes, & fur le foin qu’un fils doit avoir de garder les pré-- ceptes de ses peres. Rien n’étoit plus à-propos que cette réponse. Aha-ma passoit pour un fourbe, & il avoit la confiance de Hu-pì-lay (a).Jenghiz Khan avoit ordonné de ne pas fe servir des Bonzes, & la Cour é- .toit pleine de Lamas. Hu-pi-lay étoit un de ces grands Princes qui netrouvent pas mauvais qu’on les avertisse de leurs défauts , & il fit tou-jours grand cas des Courtisans du caractère d c. Hihyen, & loua la finesse& la droiture de fes réponses.

II.est haï Ahama étoit odieux à tout le monde, mais parcequ’ìl en impofoitàl’Etn-

de mu le pereur par des projets qui lui faifoient espérer beaucoup d’argent, il étoiten ^veur, & en 1270 l’Empereur donna à son fils le Département de laguerre. De tous les Princes il n’y avoit que Ching-kin fils ainé de Hu-pi-layqui osât parler contre Ahama ; mais Hyuheng dit hautement qu’il étoit dan-gereux de donner au pere & au fils de si grands postes. Ahama travaillaà faire nommer Hyuheng Ministre, dans le dessein de le perdre; celui-cipénétra son dessein, & refusa cette place. L’année d’après Hyuheng remità l’Empereur un Ecrit, où il accufoit Ahama de tromper son Prince, dedétruire le Gouvernement, & de ruiner le Peuple. L’Empereur ne répon-dit rien à cette accusation, & Hyuheng tomba malade de chagrin. Hu-pi-ìayle consola en lui promettant de fonder des Colíeges ou Académies, où l’onenfeigneroit les Sciences & la Morale.

Titre Au mois de Novembre de cette année Lyeu-ping-cbìng persuada à l’Em-d’Yven, pereur de donner à sa Dynastie le nom d’Tven, qui signifie commence-ment. Ce Bonze débita à cette occasion une infinité de choses obscures &énigmatiques fur deux figures de subi ou Foin, premier Empereur de laChine. La premiere est exprimée parle caractère Tycn, Ciel; & la se-conde par le caractère Quen, Terre. Le Bonze conclut de son long dis-cours , que selon le sens de ces deux Qua, qui est le nom des figures attri-buées à Fohi, les Mongols dévoient prendre le titre à’Tven. Personnene^comprenoit rien à ce que disoit le Bonze, & encore moins aux raisonsqu il tiroit du sens de Tyen & de Ouen ; mais fa grande réputation de con-noître à fonds l’Antiquité suppléai tout, il fut loué de tout le monde, onfélicita l’Empereur, & il avertit ses sujets par une Déclaration publique,que la Dynastie des Mongols porteroit déformais le titre d’Tven.

On ferre Au mois de Mai, Hu-pi-lay affranchit pour quelque teins fes sujets deSyang- Se-chuen du tribut, & ordonna en même tems à Say-tyen-che de piller lesyang. Pays de cette Province qui relevoient encore des Long. Say-tyen exécuta

fa

CO Caubil. ?.. 148-150.