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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 45i?SECTION 11

Victoires de Peyen, V destruction de la Dynastie des Song par ce grand Capitaine.

T)eyen fut salué Généralissime auprès de Sang-yang par les Officiers, SectionA qui furent charmés de la maniéré donc il prit possession de fa nouvelle II-Dignité. Lu-vcn-whang fut nommé pour commander les troupes dedébarquement, l’armée marcha vers Ganlo, & au mois d’Octobre elle vint Khan F.camper à l’Ouest de cette place, que le Han sépare de Sinin. On avoit Encreurtendu des chaînes de fer, & attaché ensemble de grandes barques, qui à à.sermoient la riviere,- on avoit aussi enfoncé de grosses poutres liées Jes

unes aux autres. D’ailleurs les murailles de Ganlo étoient de bonne pierre, -_ —

& la ville étoit pourvue de toutes sortes de munitions de guerre & de' Peyen fibouche & d’une grosse garnison, & Char.g-chi-kyay étoit retranché dans le cam i >c nu ’voisinage avec une bonne armée. Nonobstant tout cela les Généraux ç ès f eétoient d’avis d’attaquer la place & l’armée des Song, mais Peyen , après ™avoir tenu un grand conseil & interrogé les prisonniers qu 'Achu avoit faitss’avisa d’une manœuvre à laquelle on ne s’attendoit pas. II fit couper unegrande quantité de bois & de bambous, & ordonna au Général Litimd’attaquer 1e poste de JVhan-kya-wan. Ce poste emporté, Peyen se servitde son bois & de ses bambous pour faire transporter les barques dans leLac de Teng ,d’où elles entrer en t dans le Han au-dessous de Ganlo (a). Undes principaux Officiers de la garnison de cette ville s’étant retiré à la têtede deux - mille hommes à T/uen-tfe-hu , fut battu après s’être défenduvaillamment, & tué par Peyen lui • même. Ensuite ce Général s’avança versCbayang , & à la faveur d’un grand vent qui 's’éleva le soir, il brûla lesmaisons par le moyen de ses Kin-shi-Pao (*) & la ville fut prise. Aprèscela on assiégea Sinchìng vis - à- vis de Ganlo. Pienku forcit à cheval, &courant à toute bride tira des fléchés de côté & d'autre, blessa & démontaLu - tien - whang, & l’obligea de fe retirer. Ce Capitaine revint à la chargeavec de nouvelles troupes, mais Pienku le fit encore reculer avec ses armesà feu (f). Lu-ven-whang, commanda alors tout son monde, A ses gensen montant les uns fur les épaules des autres donnèrent l’assaut, & serendirent maîtres de la place le second de Décembre. Pienku, après s’êtrevigoureusement défendu, se perça lui-même de son épée, & se précipitademi-mort dans le feu. Trois-mille hommes, qu’il commandoit, combat-tirent en désespérés, & moururent tous les armes à la main. Peyen eut lacuriosité de voir les corps morts, qui fe trouvèrent percés de plusieurs coups,

& ce Général & tous les autres admirèrent un si grand courage.

Cette année il y eut de grands troubles dans les villes de Watovan (f).

d’/r-

(a) Gaubil, p. 156 & íuiv.

(*) Kin , métal, Chi, suc, métal fondu. Pao. Je ne saî ce que c’esl. Gaubil.

(f) On ne dit pas quelles étoient ces armes à feu. Gaubil,

(I) Gaubil dit qu’il ne fait quelle est cette ville , mais il croît que Fahilkan ou GmUkan est la ville àblrghen , & Hasbebaeul celle de liasbgar dans la petite Bllkharie.

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