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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Section on avoit vu une partie de ce qui s’étoit passé à Fanching, & la garnisonavoit perdu courage. Lyeu-cbing avoit reçu dans une attaque un coup deJelíiibhy ^ ec he , partie de la main de Lu-ven-whang ; voulant s’en venger ilKhan V. demanda z. Ali Taya la permission d’aller attaquer ce dernier; mais au - lieuEmpereur de lui accorder ce qu il souhaitoít, Ali Taya alla lui r même aux pieds desà Mo- murailles proposer à Lu - ven - whang de se rendre à des conditions hono-gols, jus~ ra ^i es . ce Commandant les accepta, & demanda d’étre à l’avant-garde1274. quand on iroit attaquer Ganlo , ce qui lui fut accordé. Acbu prit posses-

—--, siun de la ville au mois de Février. Che-tyen-cbe envoya Ali Taya à la Cour,

où il fut reçu avec distinction. Hu-pi-lay fie publiquement son éloge &celui des autres Généraux, & ratifia tout ce qu’il avoit promis à Lu-ven-whang. Ce Général, qui avoit suivi Ali Taya à Ta t u, eut shonneur defumer l’Empereur, qui les renvoya tous les deux (*) à Tannée avec denouveaux ordres.

Vanitéâu Comme la famille des Lu étoit une des plus considérables de TEmpire

lin. yìra jgg Song, la défection de Lu-ven-whang fit beaucoup de bruit; son frere,ses neveux & ses autres païens , qui occupoienc de grands postes ,envoyèrent tous des Placets á T Empereur pour se déclarer coupables, &dignes d’être démis de leurs emplois, comme ayant le malheur de toucherde si près à un mauvais sujet, qui avoit passé chez les ennemis. Kya-tse-tao ne fit aucune mention de leur Supplique, & avec fa vanité ordinaire ilassectoit de publier' que tout le mal venoic de ce qu’on l’avoit empêché de semettre à la tête de l’armée & d’aller combattre les ennemis.

Hu-pi-lay étoit instruit des intrigues de plusieurs Princes de fa famille en

Soug

Peyen est■déclaréGénéral.

1274.

Tartarie, & il paroissoit porté à faire la paix avec les Song. Mais AltTaya , Lysu-ching & d’autres lui représenteront la facilité de continuer laguerre avec succès depuis la prise de Syang - yang & de Fanching, desortequ’il résolut de la pousser, Che-tyen-che, qui étoit accablé d infirmités,obtint la permission de quitter sa Charge de Généralissime , & proposaGantong pour la remplir ; Tao - shu Tappuya ; mais l’Emperetir nomma Peyen,auquefìl ordonna d’aller incessamment íè mettre à la tête de farinée : il seplaignit de ce que les Song avoìent mis son Envoyé en prison, & n’avoientpas observé les articles du Traité conclu avec Iiya-tse- tao. Dans le mêmetems les Généraux Polouhan & Lyeucbing furent commandés pour aller àTang-cheu dans le Kyangnan.

SEC-

que les Yven & les Song ayent regardé comme une nouvelle invention, & jusques-! à in-connue â la Chine, cette maniéré de jetter des pierres. Ces Pau s’appelloient l'ao des Ma.hnmitans. M. Polo, Ch. 48. parlant du fiege de cette ville, qu’il nomme Sian-fu , dit quelui, son pere & son oncle offrirent de faire des machines à ^Européenne, qui lanceraientdes pierres de trois cens livres. 11 s employerent des Neítoriens, qui firent trois Manga •ni ainsi qu’il les appelle; & la premiere pierre étant tombée fur une maison^qu'eîfeabîma,entièrement, les habitans capitulèrent d’abord. Cela s’accorde avec l’Histoire Chi-noise; mais dle dit expressément que les Ingénieurs étoient/^qy/w ou Mahométans ; maisle P. cmHl croit qu’on peut aisément avoir pris des Chrétiens pour des Mahométans.

(•*■-) C’est en 1273 , la même année que le Prince C/à§-à, fils aîné de Hu-pi-lay, futdéclaré Héritier présomtif de TEmpire.