DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Ciilv, IV. 461
Riais quand i! apprit la prise deYanglopu & deHanyang,il s’en retourna. SectionT ous ces désastres découragèrent la garnison de Vuchang , & Lu-ven-avhang 1Lengagea bientôt les principaux à lui livrer la ville, maigre les fortes re- y/xàvprésentations de deux Officiers. Les Mongols vouloient les tuer', mais Khan F.Peyen loua leur fidélité, & défendit de faire mourir personne. Ce Général Empereurménagoit adroitement les Peuples pour ies gagner, & sot entretenir le sJes Mo 'mécontentement de plusieurs Officiers des Long. Lu-vert- ivhang gagna j
plusieurs Seigneurs de fa famille, qui commandoient le long du Kyang, P - .
desorte que les villes àeKicheu y Ae Whangckcufu & quelques autres furentprises suas coup férir (a).
En ce* tems-là Kya-tfe- tao , Ministre de l’Empereur desSong, fous Etprétexte de récompenser les services de Lu-shi-quey Gouverneur àe Kyang- trescheu , aujourd’hui Iíieu-kyank , ville du Kyangchi fur le Kyang, le fit nom-mer Président d'un Tribunal à Hangchmfa , Capitale de l'Empire, & en-voya un Officier pour commander à Kyangcheu. Chiquey crut qu’on fe dé-finit de lui, & pour fe venger da Kya-tfe tao ìl livra )a ville à B cy on. Dansun grand repas qu’il donna à ce Général, il lui offrit deux filles du sangImpérial des Long: mais Peyen refusa ce présent, & témoigna du mécon-tentement contre Chiquey ; car ce grand homme ne donna jamais dans unvice fi commun parmi les Grands de fa Nation. Gangkuk dans le Kian-gnan fur le Kyang, Nankang dans le Kyangsi a huit lieues au Sud de Kyeu-kyang,ôc plusieurs autres villes fe rendirent ; tout pljoit à i’approche duGénéral hen-
Lieu - ching échoua dans l’entreprife de passer le Kyang du côté de Yang- Paix pro-cheu , & il attaqua inutilement une petite place. Quand il apprit la prisede Vuchang & les succès de Lu-ven- whang son ennemi, il en conçut unchagrin si violent qu’il en mourut regretté des Yven. Kya-tse-tao redoutoitfa hardiesse & fa valeur, & le fichant si piès il n’osoit sortir de Hang-cheufu. Quand il sut sa mort il fit équipper une grande fiotte, & fe mità la tête de cent-trente-mille hommes, entra dans le Kyang par Siganchikeu,
& alla se poster à Uhu, Au mois de Février il fut joint par la siocte deHyaquey. II envoya alors un prisonnier Mongol à Peyen , avec un grandprésent de fruits, & n’eut pas honte de lui proposer ìa paix selon le Traitéconclu avec Hu-pi-lay. Dans le tems que ce Traité s’étoit conclu, étoitavec son pere Hulyanghotay au siégé de Chansha, & ayant été témoin desfourberies de Kya-tfe-tao , il en instruisit Peyen. Celui-ci envoya Nanúyatay,
Seigneur Nayman très-distíngué, à ce Ministre, chargé de lui reprocherfa mauvaise foi, & de lui déclarer „ que pour l’honneur de son Maître ils, auroit dû parler de Paix plutôt, mais qu’il n’étoit plus tems”.
Dans le même tems Peyen faisoit le siégé de Chicheu dans le Kiangnan , Peyenà quelques lieues plus à l’Est & au Nord que Ganking. Chaomafa Gouver- /m;//Chi-neur de la place, voyant qu’il étoit impossible de la défendre, dit à fa ehetufemme qu’il ne pouvoit fe résoudre ni & trahir l’Empereur son Maître, nià voir la ville occupée par des étrangers; & après ce discours ii fe tua* &
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[a) Gmihil, p. *59 & fniv.
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