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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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462 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHANSacTiow f a femme en fit de même. Peyen encra dans la ville & fie mettre le PeupleLi l re<r,ie à S enoux selon la coutume de la Chine; il obéit, & pleurant accabla d’élogesde Kubìay Cbaomafa & Peyen ; celui ci donna ses ordres pour aller d’abord attaquer laKhan F. flotte ot l’armée des Song. Kya-tse-tao étoit à Luhyang; Su-hu-chingEmpereur avec soixante-dix- mille hommes d élite étoit à Tingkyacheu au - dessous dedes Mo. chichcu, & Hyaquey avec deux-miile-cinq-cens barques au milieu de Kyang.fuis mi' Hy ac i ue y étoit persuadé qu’on ne lui pardonnerait jamais la faute qu’ilavoit

__faite de fuir lorsque Peyen voulut palier le Kyang, & il ne pouvoit souffrir

qu’on lui eût préféré Sûhuchinu; c’est ce qui lui fit prendre la résolution dene pas combattre.

II défait les Peyen fit mettre fur des radeaux de grands amas d’herbes & de paille ,Song. A fit courir le bruit qu’il vouloir brûler les barques des ennemis ; il ordon-na à celles de fa flotte de fe tenir prêtes à combattre, tandis que l’Infan*terie & la Cavalerie marcheraient le long des deux rives du Kyang. LesSong étoient nuit & jour fur leurs gardes, quoique leurs soldats fussentgénéralement peu portés à se battre. A la fin Peyen avec un de ses Paofit lancer une grosse pierre sur le corps commandé par Hucbeng-, ce coupmit les troupes en mouvement, & Achu , qui campoit vis*à vis Hu-cheng, suivant le courant vint attaquer son avant-garde. Ljêgk/sy, Lieu-tenant de ce Général, fit mine de vouloir résister; mais les troupes voyantHucheng monter fur la barque de fa concubine, crièrent que le Généralprenoit la fuite. Ces cris causèrent de la confusion, & Hyaquey fit entendre àKya-tse-tao que la partie n’étoit pas tenable, deforte que la peur le saisit• auíïï. Achu profita de ce désordre, & fondit sur les troupes des Song; cefut parmi eux une déroute générale. Peyen avec son Infanterie & fa Ca-valerie soutenoit Achu, qui fit uri grand carnage des ennemis; un grandnombre fe noyèrent, & les Tven firent un butin inestimable.

Etat dé- Kya-tse-tao fe retira.à la hâte, & Hyaquey Je joignit bientôt. Huchìn ar-s e p ré f es riva, & dit en pleurant, qu’il n’y avoit pas un seul homme qui eût voulualfaues. S ’ eX p 0 f er à la mort. Hydquey en fe moquant de lui répliqua que lui & Kya-tse-tao avoient combattu jufqu’à la mort. Après avoir un peu respiré, Lys-tse-tao demanda quel parti il y avoit à prendre-dans l’état présent deschoses ? Hyaquey lui dit qu’il ferait bien d’ailer â Tangcheu ramasser autantde troupes & de barques qu’il pourrait,& de fe mettre en mer;ensuite ilse retira dans le dessein de palier du coté des Tven, dès qu’il en trouveraitl’occasion. Beaucoup de fuyards fe rendirent à Tancheu, & déclamoienthautement contre Kya-tse-tao: en effet Peyen fut autant redevable de sesgrands succès à la mauvaise conduite des Généraux desSong qu’à fa valeur& à fa prudence. La consternation fut presque générale dans le Chekyang& dans leKiangnan; les Gouverneurs de Chingkyang, de Ningque , & deHocheu dans la derniere de ces Provinces, & même de Nang-chang-fu Ca-pitale du Kyang si, abandonnèrent leurs villes, & les Tven s’emparerentde Taocheu dans la même Province. Plusieurs Mandarins de cette ville fedonnerent la mort plutôt que de se rendre (a).

G)' Gaubìl, p. 162, & suiv.

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