462 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHANSacTiow f a femme en fit de même. Peyen encra dans la ville & fie mettre le PeupleLi l re<r,ie à S enoux selon la coutume de la Chine; il obéit, & pleurant accabla d’élogesde Kubìay Cbaomafa & Peyen ; celui ci donna ses ordres pour aller d’abord attaquer laKhan F. flotte ot l’armée des Song. Kya-tse-tao étoit à Luhyang; Su-hu-chingEmpereur avec soixante-dix- mille hommes d élite étoit à Tingkyacheu au - dessous dedes Mo. chichcu, & Hyaquey avec deux-miile-cinq-cens barques au milieu de Kyang.fuis mi' Hy ac i ue y étoit persuadé qu’on ne lui pardonnerait jamais la faute qu’ilavoit
__faite de fuir lorsque Peyen voulut palier le Kyang, & il ne pouvoit souffrir
qu’on lui eût préféré Sûhuchinu; c’est ce qui lui fit prendre la résolution dene pas combattre.
II défait les Peyen fit mettre fur des radeaux de grands amas d’herbes & de paille ,Song. A fit courir le bruit qu’il vouloir brûler les barques des ennemis ; il ordon-na à celles de fa flotte de fe tenir prêtes à combattre, tandis que l’Infan*terie & la Cavalerie marcheraient le long des deux rives du Kyang. LesSong étoient nuit & jour fur leurs gardes, quoique leurs soldats fussentgénéralement peu portés à se battre. A la fin Peyen avec un de ses Paofit lancer une grosse pierre sur le corps commandé par Hucbeng-, ce coupmit les troupes en mouvement, & Achu , qui campoit vis*à vis Hu-cheng, suivant le courant vint attaquer son avant-garde. Ljêgk/sy, Lieu-tenant de ce Général, fit mine de vouloir résister; mais les troupes voyantHucheng monter fur la barque de fa concubine, crièrent que le Généralprenoit la fuite. Ces cris causèrent de la confusion, & Hyaquey fit entendre àKya-tse-tao que la partie n’étoit pas tenable, deforte que la peur le saisit• auíïï. Achu profita de ce désordre, & fondit sur les troupes des Song; cefut parmi eux une déroute générale. Peyen avec son Infanterie & fa Ca-valerie soutenoit Achu, qui fit uri grand carnage des ennemis; un grandnombre fe noyèrent, & les Tven firent un butin inestimable.
Etat dé- Kya-tse-tao fe retira.à la hâte, & Hyaquey Je joignit bientôt. Huchìn ar-s e p ré f es riva, & dit en pleurant, qu’il n’y avoit pas un seul homme qui eût voulualfaues. S ’ eX p 0 f er à la mort. Hydquey en fe moquant de lui répliqua que lui & Kya-tse-tao avoient combattu jufqu’à la mort. Après avoir un peu respiré, Lys-tse-tao demanda quel parti il y avoit à prendre-dans l’état présent deschoses ? Hyaquey lui dit qu’il ferait bien d’ailer â Tangcheu ramasser autantde troupes & de barques qu’il pourrait,& de fe mettre en mer;ensuite ilse retira dans le dessein de palier du coté des Tven, dès qu’il en trouveraitl’occasion. Beaucoup de fuyards fe rendirent à Tancheu, & déclamoienthautement contre Kya-tse-tao: en effet Peyen fut autant redevable de sesgrands succès à la mauvaise conduite des Généraux desSong qu’à fa valeur& à fa prudence. La consternation fut presque générale dans le Chekyang& dans leKiangnan; les Gouverneurs de Chingkyang, de Ningque , & deHocheu dans la derniere de ces Provinces, & même de Nang-chang-fu Ca-pitale du Kyang si, abandonnèrent leurs villes, & les Tven s’emparerentde Taocheu dans la même Province. Plusieurs Mandarins de cette ville fedonnerent la mort plutôt que de se rendre (a).
G)' Gaubìl, p. 162, & suiv.
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