des Mo-gols, de-puis 1274.
Tuéforsimmenses.
47 o SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Sectiom rrice fa mere , & leur déclarèrent qu’il falloic partir pour aller à la Cour“ IL de l'Empereur Hu-pi-lay. La Princesse ne put retenir ses larmes, & em-Lejegnc ^raflant J’Empereur son fils, lui dit: „ mon fils, le Fils du Ciel (*) vousKhan” Colins la vie , vous devez frapper de la tête devant lui”. Le jeune
Empereur Prince se tourna vers le Nord , & se mettant à genoux avec sa mere (f) »
iís saluèrent l’Ëmpereur Hu-pi-lay en frappant la terre du front neuf tois.
Après cette cérémonie ils furent mis fur un chariot , & on les fit partir
pour Tatu (a).
Ce fut un triste spectacle pour tous les fideles sujets des Song. Suinpyao,un des plus grands Seigneurs de la Cour , ne pouvant survivre au malheurde son Prince, se jecta avec ses deux fils & fa fille dans un puits. L’impé*ratrice Régente fut Jaissée dans son Palais, jusqu'à ce qu’elle fût rétablied’une indisposition. Peyen donna ordre de prendre l’or, f argent, les pier-reries , les bijoux, & les autres choses précieuses du Palais Impérial, & lesenvoya par mer à Tyentjinwey (j) , (k de-là ces trésors immenses furenttransportés à Tatu. Peyen avoit reçu un ordre exprès de revenir inces-samment à la Cour; il laissa les Généraux Argan A Tongwenping pour com-mander l’armée, qui étoit aux environs de Lingan (f).
VEmpe- Litongchi, Kyangtsay & d’autres Officiers des Song verseront des torrensreur arri- de larmes , quand ils apprirent que l'Empereur avoit été emmené prison-ve à ffier à Tatu. Ils s’assemblerent en grand nombre à Tangcheufu, & jurèrentChangtu. ^ p a j re tous ] eurs efforts pour tirer leur Prince d’entre les mains des Yven:ils écrivirent par-tout des Lettres circulaires, distribuèrent tout leur argentà des soldats résolus, & formerent une armée de quarante-mille hommes.Cette armée commandée par Kyangtsay attaqua Ouacbeu (§), où l'Empe-reur étoit arrivé. Les Généraux Atahay , Liting , & les autres qui comman-doient les troupes des Tven, se battirent trois heures de fuite,& repousse*rent les Song. Kyangtsay combattit toujours en se retirant, & fut envelop-pé par Achu , qui venoit de se rendre maître de Wayganfu environ à sept-
mil-
( d) Gaubil, p. 173 & suiv.
(*) L’Impératrioe donne à Hu-pi-lay le titre de Tyen-tsc ou Fils duCiel, c’étoit celuique portoient les Empereurs de la Chine. Gaubil(f) L’Empereur captif, qui s’appelloit Konsti ou lùngtsong , étoit âgé de près de septans,- riinpératrice- qui portoìt le titre de grand-mere, avoit été femme d tLitsong grand-perc de Kongtsong. i/ayeule de celui-ci & mere de Tutsong fut aussi conduite à latu ouPeking, avec d’autres Princes de la Famille Impériale Gaubil-
(I) Depuis l’an 1710 ce lieu a été élevé à la dignité de Chut on de Ville du secondrang, deforte qu’elle porte à présent le nom de yentjingcheu. Elle est située sur la rivierede Paso , à dix lieues environ de son embouchure, & à vingt de Peking, dont elle estle Port.
(j) Lingan est la même ville que M. Polo appelle Quinfay, qui est une corruption deKlngtfe ou Kingshc, nom que les Chinois donnent souvent au lieu où l’Empereur tient saCour. En 1237 un incendie consuma à Lingan plus de cinq-cens-trente-mille maisons. Legrand nombre de barques qui font continuellement dans le port, montre combien elleest peuplée, Gaubil.
_ ( 5 ) Poste considérable au Nord du grand Kyang, vis-à-vis de Çljangtyangfu , & à troiilieues & un quart au §ud de Tangcheufu, Gaubil.