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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LE MOGQLssSTAN. Liv. V. Chap. IV. 469,, ra parler de l’argent & des foies qu’on donnera à vos troupes. Mais íi„ l’on entreprend de détruire la Dynastie des Song , songez que nous a-„ vons encore de grands & bons Pays , des villes fortes, des vaisseaux,„ de l’argent & des troupes, & vous savez qu’on ne sauroit répondre des„ événemens de la guerre”.

Peyen connoissoit de réputation Vmtyensyang , & charmé des grandesqualités de cet illustre Mandarin, il renvoya Ukyen, & retint Ventyensyangfous prétexte de conférer avec lui des affaires les plus importantes ; i] or-donna aux Généraux Mongutay & Sutu de lui faire toute forte d’honnête-tés. Ventyensyang reprocha hardiment aux Seigneurs transfuges des Songleur perfidie & leur lâcheté , & dit en face à Peyen qu il étoit injuste deretenir ainsi l’Envoyé d’uneTête couronnée. Luvenwbang voulut l’exhor-ter à parler avec plus de modération, & cet illustre Mandarin lui fit tou-cher au doigt son ingratitude envers la Famille Impériale des Song, dontil avoit reçu tant de biens & d’honneurs. Peyen, envoyant alors un Officierà Hu-pi-lay , mit Ventyensyang à fa fuite.

Au mois de Février Peyen nomma des Seigneurs Tartares & Chinoispour gouverner la ville de Lingan ; par fes ordres on fe saisit des Livres,des Registres, des Cartes Géographiques,des Mémoires pour l’Histoire,des Peintures, des Edits, & des autres choses qui appartenoient aux grandsTribunaux ; on prit aussi les Sceaux de ces Tribunaux. II envoya deuxgrands Seigneurs pour garder le Palais de l’Impératrice Régente, & pourveiller fur tout ce qui s’y passoit. Ces deux Seigneurs la traitoienc avectout le respect possible, & paroissoient bien moins la garder à vue que luifaire leur cour. Tout cela fe passa fans le moindre désordre, & au milieude l’affliction publique, les Chinois ne pou voient s’empêcher d’admirer lapolice & le bon ordre que faifoit observer Peyen. L’Empereur des Songavoit deux freres, que son pere avoit eu de fes autres femmes ; ces deuxjeunes Princes furent enlevés. On les cacha sept jours fur une montagne,& ensuite un Mandarin les conduisit à JVehcheufu. Dans ce même moisHyaquey , qui penfoit depuis long-tems à fe rendre aux Tuen, exécuta sondessein, & leur livra la forte place de Lttcheu dans le Kiangnan.

Au mois de Mars Peyen , accompagné de tous les Officiers-Généraux àcheval, & précédé de l’étendard de Généralissime * fe rendit de Huchen-fu, ville proche de la mer, à quarante milles au Nord de Lingan , & en-tra dans cette Capitale (*),dont il visita tous les quartiers ; il voulut aussivoir le flux & le reflux de la riviere de Che. L’Empereur & l’Impératricedemanderont à le voir ; il s’excufa en faisant entendre qu’il ne savoic pasau juste le cérémonial qu’il convenoit d’obferver. Le lendemain il partitde Lingan. An mois de Mai les Généraux Atahay & Litîng entrerent dansle Palais Impérial, & firent cesser les cérémonies qui s’obfervoient quandon se présentoit devant l’Empereur. Ils saluèrent ce Prince & f impéra-trice

(*) Quand on sut à Lingan que Peyen approchoit, beaucoup de Dames du Palais crai-gnant quelque insulte se noyèrent; c’étoit une fausse crainte, car ce Général ne permitpas le moindre désordre. Qaubil.

Nnn 3

Section

II.

Le régnéd t KublayKhan V.Empereurdes Mo-gols, «V-1274.

Peyen leretient.

Il entredans Lia»gan.

L’Empe-reur é?l'Impéra -trice fontenvoyés a

Tarn.