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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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492 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Section uns pyramide; ce qui indigna les Chinois, & il n'en falloit pas davantageIII. pour exciter une révolte générale. Les Mandarins firent mettre le LamaLe régné en prison, confisquèrent í'es biens, & le condamnèrent à la mort; mais ilKhan ^ ioànu à la Cour par plusieurs Seigneurs Mongols, & les Dames, au*Empereur prés dcfquelles les Lamas étoient fort puiffans , firent tant auprès de tíu-âet. Mo- pi-lay . que le Lama fut mis en liberté, & qu’on lui rendit même la meil-gols, de- ] eLue partie de ses trésors. Cette sentence injuste fit beaucoup de tort àP uí ' V*79 f Empereur. Les Chinois ne lui ont pas pardonné cette foibleíìe, «St leurJ mort U s a Histoire renouvelle à cette occasion ses plaintes contre Hu-pi-lay d’avoirm q fort aimé les Lamas, gens, dit-elle, au moins fort inutiles à l’iimpire.Expédi- On parla à l’Empereur de plusieurs Isles, nommées Lyenkycu (>*) à l’EstHans dont de la Province de Fokien. Hu-pt-lay vouloir d’abord-y envoyer une arméeon se dé- pour s’en rendre maître , mais on le détourna de ce dessein ; il ne laissapas de faire de grandes dépenses pour équiper des vaisseaux «St reconnoî-tre ces Isles. Ces Prince vòuloit encore envoyer des armées dans le Ro-yaume de Gannan; mais les Généraux «St les Ministres lui préfenterent deconcert un placet , pour l’exhorter à ne pas renouvelles une guerre quel’expérience avoit fait voir être si pernicieuse à l’Etat ; ils lui indiquèrentd’autres voyes pour porter le Roi de Gannan à se comporter comme tri-butaire de l’Empire. Hu-pi-lay suivit leur avis, & ne pensa qu’à mettre laTartarie à couvert des entreprises de Haytû & des autres Princes rebelles.Superfìi- Le premier jour de l’Année Chinoise (f) est un jour de réjouissance pu-tion des b'ique à la Cour «St dans les Provinces. La vue des Princes, des GrandsChinois A q es Mandarins, qui ce jour-ià paroissent au Palais en habit de cérémo-frríàdes à , pour frapper la terre neuf fois du front devant l’Empereur , donneévénemens une grande idée de la majesté de l’Empire ; mais si ce jour-là il y a unenaturels, éclipse de Soleil, qui de teins immémorial est un mauvais présage dansl’efprit des Chinois, c’est, dit l’Astrologie Chinoise, un signe certain quele Ciel menace d’un grand malheur prochain. Le Tribunal des Mathéma-tiques présenta à la fin de l’an 1291 un placet à l’Empereur , pour l’aver-tir que, selon le calcul, il devoit y avoir une éclipse au Soleil le premier1292. jour de l’année suivante. Après avoir fait les examens ordinaires, la Courjugea à propos d’ordonner que le premier jour de Fan il n’y auroit ni

com-

(*) II est douteux si les Isles de Lyeukleu , que Fîu-pi-say vouloít soumettre, sont les mê-mes auxquelles on donne aujourd’hui ce nom. La Géographie Itnnchi donne aux Isles deVonghû & de Formofe le nom de Lyeukicu, & affure que Formofe est I’lfle que Hu-pì-la'jvouloir conquérir. Lyeukieu est le nom de plusieurs Isles, dont le Prince envoye souventdes Députés à FEmpereur de 1s Chine pour lui rendre hommage & lui payer tribut. CesIsles font entre celle de Formofe & les Isles du Japon ; il y en a une qui est près de Sas-buma, que les Portugais & quelques François nomment Saxuma. Mais je ne sai rien deprécis fur la grandeur & le nombre de ces Isles, dit le P. Gaubïl.

(J) Le premier de l’An est. le premier de la premiere Lune, & la premiers Lune estcelle dans le cours de laquelle le Soleil entre dans le signe des Poissons. M, Polo dit qu àla Cour de KuPlay le premier de l’An répondoit au premier de Février. Mais il paroi t parles Annales du régné de cet Empereur, tant en Chinois qu’en Tartare , que la forme del’Année Civile d’aiors écoit la même que celle d’aujourd’bui. (Jaubil.