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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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494 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHANSection ^ étoit de mille vaisseaux, y compris ceux de charge& les autres,&étoitiii. pourvue de provisions pour un an. Shepi, natif du district de Paotingfû dansLe régné le Pecheli, la commandoit en Chef ; Kaobing de Juningfû dans le Honanê^oit Général des troupes, Tehemishe natif du Pays d’Igûr commandoit lesEmpereur Matelots. Ce dernier & Sbepi avoient déja fait le voyage des Indes , &des Mo- entendoient la langue de Quava.

gols, de- La Flotte mit à la voile dans le mois de Décembre , & porta directe-puhip.19 men t vers la partie méridionale duTongking, qui confine à îa Cochinchi-irt^^ ne i on rangea une côte montagneuse, & on entra dans la Mer de IVhen-m0> ' tun (*) ; on vint à la vue de certaines montagnes (f) , où l’on coupa dubois pour faire de petites barques, & au mois de Septembre de fan 1293les troupes débarquèrent par le moyen de ces petites barques.

Defcrip- Le Royaume de Quava est voisin de celui de Kolang. Des Livres detion Je ce Géographie Chinoise disent que Quava est un nom donné du tems des T-vens au Pays appelle anciennement Tupo , qui est représenté comme unegrande Isle dans la Mer qui est au Sud de la Chine, & que les Bonzes det'o nomment le Royaume des Otiey ou le Royaume des Esprits ; mais onne dit rien de la situation de ce Pays des Quey; d’autres donnent à enten-dre que Ouava n’est pas loin du Royaume de Camboye. Une grande Car-te générale faite par ordre de l'Empereur Kanghi , que l’on conserve avecsoin dans le Palais, & fur laquelle ce Monarque fit mettre les noms queles Chinois ont donnés aux Pays qu’ils ont connus hors du leur; cette Car-te , dis-je, a ces caractères de Quava fur une bonne partie de la Fres-quiste des Indes où est Cochin ; mais le P. Gaubìì ne croie pas que ce soitle Quava dont il est question ici. II est plus porté à croire qu’il s’agitdeTlste de Bornéo , parce qu’une Flotte Chinoise montée de trente-millehommes n’auroit pu aller en soixante-huit jours de Cochin à Tsuencheuíftdans le Fokien ; quoiqu’il avoue que la plupart des Géographies Chinoisesreprésentent très - mal les distances & le gisement des Istes des Côtes desIndes , de Perse & d’Arabie ; il est vrai qu’avec quelque attention sur cequi est rapporté de ces Pays , il y en a plusieurs qu’il est facile de recon-nu! tre. Revenons à l’Histoire.

Le Gêné- Tanaykyalay Roi de Quava venoic de faire la guerre à Hacbikafá Roirai Mon- de Kolang, & avoir été tué. Tûhanpitûye son gendre entreprit inutilementgo \trompé à continuer la guerre, & échoua dans tous lès desseins. Quand il appritpar k Roi. \’ an q v ée de Shepi, & ce qui l’amenoit, il se rendit à lui & lui offrit toutce qu’il a volt; c étoit un fourbe, qui cherchoit à tromper les Chinois,pen-dant qu’il prenoit fous main des mesures pour ruiner leur armée. II donnaà Shepi une Carte du Royaume de Kolang, & lui persuada d’en faire laconquête , promettant de joindre ses troupes à celles du Général Mongol.Shepi ajouta foi à tout ce que lui difoic ce Prince, laissa des Officiers pour

gar-

(*) C’esl-A-dire Chaos immense; c’est vraisemblablement le grand Océan. Griníil-(t) De Iíanlan, de Yukja, de Limata & de Keulang. Gauhil. O11 ne dit pas en quelPays étiolent ces montagnes, mais noas conjecturons qu’íiies étoient dans le Royaumede Quava.