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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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Ses Fem~mes & ses<ìf,

DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 497& du Gannan, & d’avoir trop élevé les Etrangers Occidentaux. D’autre Sectionparc les Tartares & les Etrangers ont toujours regardé le régné decePrin- m.ce comme un des plus glorieux qu’il y ait jamais eu , & il est certain que Lt ' r f$* eHu-pi-lay avoit de grandes qualités. II étoit savant, courageux, magnifique,ami des Gens de Lettres ; & s’il aimoit l'argent c étoit pour l’exécution Empereurdes grands desseins qu’il méditoit, & dont l'objet étoit ordinairement la des Mo-gloire de l’Empire & le Bien public. . g° ls > de-

Hu-pi-lay étoit le quatrième fils du Prince Toky 6c de la Princesse Sar-kutna, frere de l’Empereur Mengko & du Roi Hulagu, & petit-fils de Jeng-biz Khan. 11 épousa beaucoup de femmes, dont cinq portoient le titred’Impératrices. 11 en eut dix fils. 1. Turcbi , qui mourut fans enfans.

2. Chengkin, déclaré Prince héritier, qui mourut en 1285. Z. Mangkola ,Gouverneur-Général de Chensi, de Sechuen & du Tibet. 4. Gantan-puw-ba. 5. Nanmuhan. 6 . Ukoche. 7. Gayyache. 8. Gaolucbe. 9. Kokocbu. 10.

Choan. Outre ces dix Princes, Hu-pi-lay eut auffi plusieurs Princesses (a).

Les Historiens Persans óc les autres de l’Occident de l’Asie ont écrit Sa puîs-des Livres entiers de la vie & des exploits de ce grand Prince , mais jus- f anee 'qu’à présent nous n’avons rien d’important tiré de ces sources. Outre ceque nous avons rapporté dans les Remarques fur le sujet d ’Artikbuga ouAlipuko , tout le reste se réduit à ceci: Qu elluMu, plus sage que son fre-re Arîikbuga , envoya complimenter Kublay ou Kopïay Khan sur son avène-ment à l’Empire,qui lui céda en cette considération tout ce que les Mon-gols possédoient pour lors au-delà de la riviere Amu; que Kublay ayant ap-pris en 1265 la mort de Hulaku, fit installer Ahaka Khan en fa place; queBurgha , ou Berek Khan, demeura en possession du Kipjak;& qu’ Aigu (*),petit-fils de Jogatay,eut pour fa part tout ce qui est entre l’Altay&l’A-mu; qu’enfin Kublay mourut comblé de gloire, après qu’il eut emporté laville de Zìnu ou Jim (b): ce dernier point est peut-être une méprise,pourle Pays de Chin ou la Chine. Hu-pi-lay fut le sixième Khan de Tartarie, 6cle premier Empereur Mogol qui régna fur cette vaste Contrée & fur tou-te la Chine.

Avant que de passer au régné de son successeur, nous ferons quelques Rmar-remarques. Hu-pi-lay , pour gagner ses nouveaux sujets & ne pasméconten- ques surccter les anciens, résidoit une partie de l’année à la Chine ,& l’autre partieen Tartarie. Ce fut par cette raison qu’il établit la Capitale de chacun %js B riemde ces Pays fur les frontières de l’un & de l’autre ; ses successeurs imite- Chinois,rent son exemple tant qu’ils furent maîtres de la Chine , où il fut le fon-dateur de l’Empire des Mogols. Car quoique ses Ancêtres en possédassentles Provinces Septentrionales, les Chinois ne les reconnurent jamais pour

leurs

(s) Gaubil, p. 22i & íuiv.

G) De la Croix, p. 514, 515. Abulgba-zi Khan, p. 384-386.

(*) C’est vraisemblablement le même, qui est appellé 11 ay tú dans l’Hisioire Chinoise;quoique ni le rcgne á'A/gú ni celui de son successeur Barak Iilr,n, qui suivant les Histo-riens Orientaux fit la guerre à Kublay, ne s’accorde pour le tems avcc celui de ce Prince& celui de Haytû.

Tome XVII. Rrr