Ses Fem~mes & ses<ìf,
DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 497& du Gannan, & d’avoir trop élevé les Etrangers Occidentaux. D’autre Sectionparc les Tartares & les Etrangers ont toujours regardé le régné decePrin- m.ce comme un des plus glorieux qu’il y ait jamais eu , & il est certain que Lt ' r f$* eHu-pi-lay avoit de grandes qualités. II étoit savant, courageux, magnifique,ami des Gens de Lettres ; & s’il aimoit l'argent c étoit pour l’exécution Empereurdes grands desseins qu’il méditoit, & dont l'objet étoit ordinairement la des Mo-gloire de l’Empire & le Bien public. . g° ls > de-
Hu-pi-lay étoit le quatrième fils du Prince Toky 6c de la Princesse Sar-kutna, frere de l’Empereur Mengko & du Roi Hulagu, & petit-fils de Jeng-biz Khan. 11 épousa beaucoup de femmes, dont cinq portoient le titred’Impératrices. 11 en eut dix fils. 1. Turcbi , qui mourut fans enfans.
2. Chengkin, déclaré Prince héritier, qui mourut en 1285. Z. Mangkola ,Gouverneur-Général de Chensi, de Sechuen & du Tibet. 4. Gantan-puw-ba. 5. Nanmuhan. 6 . Ukoche. 7. Gayyache. 8. Gaolucbe. 9. Kokocbu. 10.
Choan. Outre ces dix Princes, Hu-pi-lay eut auffi plusieurs Princesses (a).
Les Historiens Persans óc les autres de l’Occident de l’Asie ont écrit Sa puîs-des Livres entiers de la vie & des exploits de ce grand Prince , mais jus- f anee 'qu’à présent nous n’avons rien d’important tiré de ces sources. Outre ceque nous avons rapporté dans les Remarques fur le sujet d ’Artikbuga ouAlipuko , tout le reste se réduit à ceci: Qu elluMu, plus sage que son fre-re Arîikbuga , envoya complimenter Kublay ou Kopïay Khan sur son avène-ment à l’Empire,qui lui céda en cette considération tout ce que les Mon-gols possédoient pour lors au-delà de la riviere Amu; que Kublay ayant ap-pris en 1265 la mort de Hulaku, fit installer Ahaka Khan en fa place; queBurgha , ou Berek Khan, demeura en possession du Kipjak;& qu’ Aigu (*),petit-fils de Jogatay,eut pour fa part tout ce qui est entre l’Altay&l’A-mu; qu’enfin Kublay mourut comblé de gloire, après qu’il eut emporté laville de Zìnu ou Jim (b): ce dernier point est peut-être une méprise,pourle Pays de Chin ou la Chine. Hu-pi-lay fut le sixième Khan de Tartarie, 6cle premier Empereur Mogol qui régna fur cette vaste Contrée & fur tou-te la Chine.
Avant que de passer au régné de son successeur, nous ferons quelques Rmar-remarques. Hu-pi-lay , pour gagner ses nouveaux sujets & ne pasméconten- ques surccter les anciens, résidoit une partie de l’année à la Chine ,& l’autre partieen Tartarie. Ce fut par cette raison qu’il établit la Capitale de chacun %js B riemde ces Pays fur les frontières de l’un & de l’autre ; ses successeurs imite- Chinois,rent son exemple tant qu’ils furent maîtres de la Chine , où il fut le fon-dateur de l’Empire des Mogols. Car quoique ses Ancêtres en possédassentles Provinces Septentrionales, les Chinois ne les reconnurent jamais pour
leurs
(s) Gaubil, p. 22i & íuiv.
G) De la Croix, p. 514, 515. Abulgba-zi Khan, p. 384-386.
(*) C’est vraisemblablement le même, qui est appellé 11 ay tú dans l’Hisioire Chinoise;quoique ni le rcgne á'A/gú ni celui de son successeur Barak Iilr,n, qui suivant les Histo-riens Orientaux fit la guerre à Kublay, ne s’accorde pour le tems avcc celui de ce Prince& celui de Haytû.
Tome XVII. Rrr