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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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4 9 6 SUCCESSEURS DE/JENGHIZ KHAN

Section tendre les commandemens de son pere. Les Généraux qui servoient sous' ill. Peyen lui étoient fort attachés, &ne purent s’empêcher de témoigner leurr fS ne surprise j ils se rassurèrent quand ils virent que le Prince le fit manger à saKhan cable, & lui fit des présens considérables. Avant qae Peyen montât à che-Emperèur val Timûr le fit venir, l’embrassa en pleurant, & le pria de lui donner quel-des Mo- ques instructions. Prince, dit Peyen, riaimez ni le vin ni les femmes , Sgols, de- t0llt vms rèujfira. Ce Général alla à Taytongfû, & y trouva un ordre de sepuh 1279 renc j re à la Cour. Lorsqu’il y arriva, l’Empereur, pour confondre la jalousiemort. 1 * des Grands, le reçut avec beaucoup d’honneur, loua publiquement fa fi*- délité & ses services, le déclara Premier Ministre, & lui donna en parti-culier le commandement général des troupes de fa Garde & de celles quicampoient en grand nombre auprès de Tatû & de Changtû (a).

Apparu Au mois de Septembre Iiu-pi-lay revint de Changtû à Tatû, & dans letìm d'une mo j s suivant ce Prince fut effrayé de la vue d’une Comete. L’HistoireCamete. Chinoise a marqué exactement celles qui ont paru, & on y voit combienles Princes Chinois ont toujours craint ces phénomènes. Les Astrologuesont eu foin aussi de recueillir les événemens arrivés après ia vue des Co-mètes, & ont prétendu que c'est un ordre que le Ciel donne aux Têtes cou-ronnées de prendre garde á elles. Hu-pi-lay étoit dans ces fausses idées.Le premier jour que la Comete parut il fit venir Pùhûchû un de ses' Mi-nistres , & lui demanda ce qu’il devoir faire pour appaifer la colere du Ciel.Pùhûchû passa toute la nuit dans la chambre de l’Empereur , & lui récitaplusieurs passages de l 'Psáng & du Cbiking (*), pour lui faire voir avec quelrespect on devoir recevoir les avis du Ciel, & combien on doit craindrefa colere. il lui cita des exemples tirés de l’ancienne Histoire , pour luiprouver qu un Prince doit faire fa principale affaire de la pratique de lavertu , & qu à la vue des Eclipses, des Comètes & des Tremblemens deterre, il doit<£m-ger sérieusement à ce qui se passe dans son cœur, .& sur-tout à examiner de quelle maniéré il gouverne ses Peuples.

Mort de Puhuchu s’arrêta en particulier à l’fiistoire de Venu Empereur des HanKublay. Occidentaux, & fit voir l’usage que ce Prince avoir fait de la vue de plu-sieurs phénomènes. L’exemple de Ventï plut beaucoup à Hu-pi-lay; U nepouvoit se lasser d en parler & d’en entendre parler à son Ministre. Ce-pendant il tomba malade, & au mois de Janvier 1294 d mourut dans sonPalais de Tatû, âgé de quatre-vingts ans (f).

Son Ca- Les Historiens Chinois lui reprochent une superstition excessive & unraâere. attachement ridicule pour les Lamas, l’amour des femmes & de l’argent ;ils laçassent d’avoir fait périr trop de monde dans les guerres du Japon

&

(eì) Gaubil, p. 218 & suiv.

(*) Deux des Livres Classiques des Chinois, que Confucius & ceux qui ont suivi sa Doc-trine ont commentés. On inculque ces fausses idées, comme le seul frein capable de tenirles Princes en bride.

(t) De la Croix met fa mort dans la même année, & dit qu’il régna vingt-cinq-nns,peut-être par une faute d’impression pour trente-cinq. Abu'lgbazi Khan dit qu’il régnatrente-cinq ans, & en vécut foixante-treize, mais il ne marque point Tannée de fa mort.De ces trente-cinq années il en régna quinze dans la Chine.