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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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5 o4 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHANLe régné nie à son Empire , ce que son grand-pere Hu-pi-lay n’avoit jamais pu fal-de Timûr r e. A cette occasion l’Empereur fit au mois de Juillet de grands honneurssorT hin§t * au Pnnce Cbohangur : il lui donna de fa propre main un cachet d’or , dcs° ns ' bijoux & des habits en présence de toute la Cour ; il loua son mérite , &lui conféra les premieres charges de l'armée. Mais ce qui fit le plus d’hon-neur à Cbohangur , ce fut ce qui se passa dans l’Assemblée, où les Princes al-liés de Haytu & de Tuva résolurent de se soumettre. Un de ces Princesdit que Cbohangur étant destiné à gouverner la Tartarie , on pouvoitcompter qu’on seroit encore plus battu qu’on ne l’avoit été du tems dePcyen & de Tutuha , & cette réflexion fut un des principaux motifs quiles engagerent à la soumission. Au mois d’Octobre les Hanlins, qui tra*vailloient à l’examen de l’Histoire Chinoise, & qui étoient chargés d'écri-re les Annales, offrirent à l’Empereur les Annales d q jsengbiz Khan, á’Ogo-tay, de Oueyyeu, de Toìey & de Mengko (*).

Cérénw Les Mongols ou Yvens avoient par tradition des réglés & des cérémo-ráeí sixées. nies pour le culte du Ciel, mais ils n'avoient ni cérémonies fixes, ni temsni lieux déterminés pour sacrifier au Ciel. En 1305 Timur fit examinerpar des gens habiles ce qui s’étoit pratiqué à cet égard depuis la fonda-tion de l’Empire Chinois jusqu’à son tems. Alaasun avec quelques autres,qui étoient Chinois, rendirent compte à l’Empereur du résultat de leurs re-cherches , & déterminèrent les cérémonies qu’on observeroit désormaisdans le culte du Ciel. On parle cette année des Pierres précieuses appel-lées Taouta vendues par des Marchands Occidentaux soixante Van (f).Mort de Timur eut un fils ik une fille de l’Impératrice Peyen , Princesse deHong-Timstr, hila. Le fils, nommé Tesheu, fut déclaré Héritier présomptif, mais il mou-rut fans enfans du vivant de son pere; & l’Empereur lui-même mourut aumois de Janvier 1307, âgé de quarante-deux ans, fans laisser de fils &fans avoir désigné son successeur

Son Ca- Timur passe dans l’esprit des Chinois pour un Prince parfait. La sageraâere. conduite qu il tint dans la guerre contre Haytu & contre Nayen , le choixjudicieux qu’il fit de ses Généraux & de des Ministres, l’éloignement con-stant qu il fit paroitre pour les vices qui ne règnent que trop souvent dansles Cours des Princes , & les soins extraordinaires qu’il prit pour soulagerles Peuples, donnent une grande idée de la capacité de ce Prince pour leGouvernement. II fut le sixième Khan de Tartarie, & le second Empe-reur de la Chine («).

0 ) Gaubil , p. 230 & suív.

C H A-

(+) Cet Ouvrage est sans-contredit, suivant Gaubil, un des meilleurs que les Chinoisayent fur leur Histoire; aussi est-il très-estimé. Ce Jésuite en a parlé au long dans uneDissertation fur l’ancienne Histoire Chinoise.

(f) C’est-à-dire trois millions de Livres de France, ou environ ccnt-cinquante-milleLi-vres sterling.