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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LA TARTARIE ET LA CHINE. Liv. V. Chap. XII. 537

La difficulté de Touban-temur étant ainsi levée, il se mit à genoux, & ho- Sjîctiohnora son frere Ningtjong en frappant la terre neuf fois du front. l.

■ Au mois de Mai de i'an 1344 Toto fut honoré du titre de Regulo, & £ r ° ui,!eslui-même proposa Akitu pour remplir sa place de Ministre. Aiuîu étoic à laquatrième génération descendant de Poculchu ou Porji , un des quatre in- ïouhan-trépides de Jengbiz Khan. Un an après mourut Naoncio, fils de Pubuchu temû.r««de Kangli, dont on a eu occasion de parler plusieurs fois. Naonao fut Chant:i -fort regretté de l’Empereur, qui l’estimoit, & ne trouvoit pas mauvais Toto estqu’il l’exhortât souvent à la vertu & à gouverner par lui-même. II pa i'-faURcgí-soit pour un homme d’une grande vertu, & étoit d’ailleurs un des plus l °-favans Docteurs de l’Empire. II avoit un frere cadet fort habile, appelle àe- I34î -yuhey ou le Mahométan.

L’an 1346 Perkupuwba , fils du Ministre Aouîay , tué par ordre de l'Em- Son iWepereur Hayshan , accusa le Grand Général Macbartay, & l’Empereur rele- e fl exilé.guacet Officier à Sining , ville du Chenil, à lextrémité de la grande mu-raille. Toto ayant fait de vains efforts pour parer le coup, suivit son pe«re. Un second ordre exila Macbartay à Sase en Occident. Un Seigneurdu Pays de Turfan, qui étoit Grand Mandarin, fe recria contre ceux quimaltraitoient ainsi un grand Seigneur de mérite & innocent : alors on don-na ordre à Macbartay de demeurer àKancheu dans le Chenil, où il mourut peude tems après. Tout le monde lui rendit justice, fut persuadé de la malice dePerkupuwba, de la vertu du Grand Général, & de la foiblessedei’Empereur (a).

En 1348 Kialu, natif d eKaoping dans leChansi, qui avoit quelque con- .noissance de la Géométrie & du Nivellement, fut envoyé pour examinerle cours du Wangbo & son ancien lit dans le Pecheli. II dressa une CarteWanghd.& l’accompagna d’un Ecrit, où il parloit des levées à faire le long de cet- 1348. *te riviere, & du nouveau cours qu il prétendoit lui donner. Kialu, fut ap-puyé de quelques grands Seigneurs, &il eutl’infpection fur les tribunauxqu’on érigea pour la conduite des ouvrages qu’on méditoit. Nous ver-rons plus bas les suites de cette affaire. Au mois d’Août Tucbì, un desplus fameux Docteurs de l’Empire, mourut à Lichwn dans le district deFucbeu dans le Kiangsi , fa patrie ; il avoit beaucoup de part à l’Ouvrageintitulé King-chì-ta-tyen. En 1333 Matsuchang , Grand Mandarin, origi-naire de l’Occident de l'Asie, publia que Tucbi étoit l’Auteur d’un Edit deTute-mur , où ce Prince rapportoit ce qu’on disoit de la naissance de Tou *han-temur. Tucbi , indigné de cette accusation de son ennemi, se retira delui-même, & quoique l’Empereur l’invitât à revenir, il s’excusa toujours.

De tout tems il s’est trouvé à l a Chine des Grands Mandarins qui ont. Corruptionaverti les Empereurs de leurs fautes , & qui ont mieux aimé perdre leurs des Mmfbiens & leur vie, que de manquer à ce devoir ; au mois de Novembre deTan 1348 un grand Seigneur imita leur exemple, & retraça á Touhan-te-,mur les maux que l’Empire souffroit, se plaignit que les fautes des Grandsdemeuroient impunies, & assura que cela perdroit l'Empire. II rappellaà l'Empereur les crimes de Peycn le Merkite, & dit qu’il étoit scandaleux

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(«) GauMl, p. 278 & suív,Yyy

Tmc XVII.