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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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go2 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Descrip- pour le climat ; la plupart ont les yeux grands, noirs & vifs, le nez aqui-thn de la lin, le tour du visage bien formé, les cheveux noirs & très-beaux, la bar-Grande be épaisse. En un mot ils n’ont rien de la difformité des Tartares parmiBukharie. jêfquels ils habitent. Leurs femmes, qui font généralement grandes &bien faites, ont le teint & les traits admirables.

Leurs Ha- Les deux Sexes portent des chemises & des caleçons de toile de coton,

à A } es hommes ont par - dessus une veste de foie ou de coton piqué, quileur descend jusqu’au gras de la jambe , & la lient d’une ceinture qui estune espece de crêpe de íòie, qui leur passe plusieurs fois autour du corps.Quand ils sortent ils font couverts d’une longue robe de drap bordée , &même fourrée en hyver. 11s ont fur la tête un bonnet rond de drap à laPolonoise, bordé d’une large fourrure , & quelques-uns portent le turbancomme les Turcs. Leurs bottes font faites à la façon des bottines des Per-sans, mais elles ne font pas tout-à*fait si proprement faites, & ils ont unsecret particulier de préparer le cuir de cheval, dont ils les font. Les fem-mes portent de longues robes de coton ou de foie assez amples pour flotterlibrement autour d’elles ; elles laissent pendre leurs cheveux fur le dos partresses ornées de perles & d’autres bijoux: elles ont un petit bonnet plat decouleur. Leurs mules ont la forme de celles des femmes duNorddel’Inde.Leur Re- Tous les Bukhares font profession de la Religion Mahométane, & fui-Ugion & vent à quelques petites Cérémonies près les principes des Turcs. Ils fissi-leur Com■ Commerce ou des Métiers qu’ils exercent: tout le commerce est

neree ’ absolument entre leurs mains ; mais comme il leur vient fort peu de Mar-chands étrangers, fur «tout dans les endroits où les Tartares Mahométansfont les maîtres , ils vont en foule à la Chine , aux Indes , en Perse &dans la Sibérie, où le commerce leur procure un profit considérable. Quoî-qu’ils occupent toutes les villes de ces Provinces, ils ne fe mêlent jamaisde guerre, dont ils laissent le foin, de-même que celui du Gouvernement,aux Eluths ou Kalmuques & aux Tartares Uzbeks,dont les premiers pos-sèdent la Petite & les autres la Grande Bukharie , leur payant régulière-ment un tribut annuel ; c’est par cette raison que les Tartares les mépri-sent extrêmement, les traitant de gens lâches & simples, comme on le peutvoir par plusieurs traits de l’PIistoire à'Abiilghazi Khan.

LeurOrì- Les Bukhares ignorent eux-mêmes leur origine; ils savent seulement par

gîne est tradition, qu’ils font venus dans la Bukharie d’unPays fort éloigné, lis neinconnue. p ont; p as divisés en Hordes ou Tribus comme les Tartares & divers au-tres Peuples de l’Orient; quelques-uns conjecturent qu’ils font des def»cendans des dix Tribus que Salmanasar Roi d’Assyrie fit transporter dansle Pays des Medes ; & pour appuyer cette conjecture , on observe qu'ilsont beaucoup de ressemblance avec les Juifs, ot qu’il y a quelque rapportentre un grand nombre de leurs cérémonies. Mais Bentink juge ces preu-ves trop fossiles , & nous croyons que ce qui fait contre cette opinion,bien loin de la favoriser, c’est qu’ils ne font pas divisés en Tribus.

2 . Tartares J A G A T A Y S.

Depuis le tems de Jagatay, second fils de Jenghiz Khan, qui eut en

par-

lés Jaga-tays.