go2 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Descrip- pour le climat ; la plupart ont les yeux grands, noirs & vifs, le nez aqui-thn de la lin, le tour du visage bien formé, les cheveux noirs & très-beaux, la bar-Grande be épaisse. En un mot ils n’ont rien de la difformité des Tartares parmiBukharie. jêfquels ils habitent. Leurs femmes, qui font généralement grandes &bien faites, ont le teint & les traits admirables.
Leurs Ha- Les deux Sexes portent des chemises & des caleçons de toile de coton,
à A } es hommes ont par - dessus une veste de foie ou de coton piqué, quileur descend jusqu’au gras de la jambe , & la lient d’une ceinture qui estune espece de crêpe de íòie, qui leur passe plusieurs fois autour du corps.Quand ils sortent ils font couverts d’une longue robe de drap bordée , &même fourrée en hyver. 11s ont fur la tête un bonnet rond de drap à laPolonoise, bordé d’une large fourrure , & quelques-uns portent le turbancomme les Turcs. Leurs bottes font faites à la façon des bottines des Per-sans, mais elles ne font pas tout-à*fait si proprement faites, & ils ont unsecret particulier de préparer le cuir de cheval, dont ils les font. Les fem-mes portent de longues robes de coton ou de foie assez amples pour flotterlibrement autour d’elles ; elles laissent pendre leurs cheveux fur le dos partresses ornées de perles & d’autres bijoux: elles ont un petit bonnet plat decouleur. Leurs mules ont la forme de celles des femmes duNorddel’Inde.Leur Re- Tous les Bukhares font profession de la Religion Mahométane, & fui-Ugion & vent à quelques petites Cérémonies près les principes des Turcs. Ils fissi-leur Com■ Commerce ou des Métiers qu’ils exercent: tout le commerce est
neree ’ absolument entre leurs mains ; mais comme il leur vient fort peu de Mar-chands étrangers, fur «tout dans les endroits où les Tartares Mahométansfont les maîtres , ils vont en foule à la Chine , aux Indes , en Perse &dans la Sibérie, où le commerce leur procure un profit considérable. Quoî-qu’ils occupent toutes les villes de ces Provinces, ils ne fe mêlent jamaisde guerre, dont ils laissent le foin, de-même que celui du Gouvernement,aux Eluths ou Kalmuques & aux Tartares Uzbeks,dont les premiers pos-sèdent la Petite & les autres la Grande Bukharie , leur payant régulière-ment un tribut annuel ; c’est par cette raison que les Tartares les mépri-sent extrêmement, les traitant de gens lâches & simples, comme on le peutvoir par plusieurs traits de l’PIistoire à'Abiilghazi Khan.
LeurOrì- Les Bukhares ignorent eux-mêmes leur origine; ils savent seulement par
gîne est tradition, qu’ils font venus dans la Bukharie d’unPays fort éloigné, lis neinconnue. p ont; p as divisés en Hordes ou Tribus comme les Tartares & divers au-tres Peuples de l’Orient; quelques-uns conjecturent qu’ils font des def»cendans des dix Tribus que Salmanasar Roi d’Assyrie fit transporter dansle Pays des Medes ; & pour appuyer cette conjecture , on observe qu'ilsont beaucoup de ressemblance avec les Juifs, ot qu’il y a quelque rapportentre un grand nombre de leurs cérémonies. Mais Bentink juge ces preu-ves trop fossiles , & nous croyons que ce qui fait contre cette opinion,bien loin de la favoriser, c’est qu’ils ne font pas divisés en Tribus.
2 . Tartares J A G A T A Y S.
Depuis le tems de Jagatay, second fils de Jenghiz Khan, qui eut en
par-
lés Jaga-tays.