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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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6 SUCCESSEURS de JENGHIZ k h an-

r, r . aiu uns des portes de la ville , qu’iì défendoìt courageusement (*).dí Hala'u Ainsi finie le Califac, qui avoit commencé dans la personne d ’Abubecr-Kîvm. laonzieme année de f Hégire, &qm avoit demeuié dans la Maison des Ab~ baffides pendant cinq-cens-vingt ans.

Son or- Quoique le dernier Calife fût un Prince fans esprit L fans conduite, ce-gueii&sei pendant il régna avec plus de faste & de magnificence qu’aucun de fesDibait. prédécesseurs , qui réunissaient la puissance temporelle avec la spirituelle.Sbes ‘ Lorfqu’il sorcoit de son Palais il portoit ordinairement un masque ou un voilefut ton visage pour s’attirer un plus grand respect des peuples, qu’il ne croyoitpas dignes de le regarder (a), & il y a de 1 apparence, dit d'Herbelot , queles Tartares choisirent le genre de mort qu’ils lui firent souffrir , pour lepunir de ce faste insolent*

Bagdad Après cette exécution , Hulaku nomma le Président du Divan, le Visirrétablie. A £/ ;J1 [) m us ou Darnush , pour rétablir Bagdad dans son premier état.Buka Timur fut envoyé à Hella (f) , pour voir ce qu il y pourroit faire, &de-là il sc rendit à Waset , où dans une feule semaine ìífat mourir une infi-nité de gens, après quoi il revint joindre Hulaku ., qu il trouva à Siyakuh (à)Moral se Aussitôt que Badroddin Lâlû , Seigneur de Moful, apprit la prise de Bag-dad il envoya son fils Almalck Alsakb Ismaël avec une partie de fes troupesau secours de Hulaku , qui le regardant d’un air févere. lui reprocha quelui & son pere avoient trop tardé à amener du secours : „ Yous avez attendu,lui dit-il, pour voir quel des deux partis l’emporteroit; & fi le Calife avoit" ét é victorieux vous auriez été le trouver, au-lieu de vous rendre auprès" de moi , Badroddin t allarmé quand son fils lui rapporta ce discours, «Scn’en augurant rien de bon pour lui, prit le parti de préparer fur le champun magnifique présent ; il y employa non feulement toutes les pierreries& les joyaux qu'il avoit dans son trésor, mais pilla fes plus riches sujets , hqui il enleva jufqu’aux bracelets de leurs femmes , & les perles que leursenfans portoient aux oreilles. Quand tout fut prêt, il partit pour les mon-tagnes de Ramadan, pour y aller rendre fes hommages à Hulaku, qui lui fitun accueil fort gracieux en considération de son âge, le fit asseoir a cotede lui fur la même estrade, & lui permit de toucher fes pendans-d oreilles,où il y avoit deux perles de grand prix. Badroddin, âpres lui avoir rendu seshommages, s’en retourna à Moful fort content du succès de son voyage,«Sc rempli d’admiration pour la puissance, la majesté & la sagesse d q Hulaku,M; fa , La même année AI Asbiaf, Seigneur de Myafarckin, alla voir AI MalckiSbioc-AI Nafr, Seigneur à’Akp, pour lui demander du secours, afin d’empêcherqués. Jes Mongols d’entrer en Syrie. Mais Nafr , qui regarda fes appréhensionscomme mal fondées, n’eut aucun égard à fes instances. AI Ashraj s en re-* tourna

(,-/) Khondemir ap. à'Herbelot , 1. c. p. 630 . (Q Abulsarrtg , >• c - P* 339>art. Mofla/em.

(*) Abulfarage en parle, comme ayant été pris & t«é par ordre de Hulaku à la porte de

h ‘(X)0\x!Miah, ville fur l’Euphrate, dans f endroit où éíoit Babylone, à deux Journée,vêts le Sud àl’Ouest d» Bagdad,