6 SUCCESSEURS de JENGHIZ k h an-
r, r . aiu uns des portes de la ville , qu’iì défendoìt courageusement (*).dí Hala'u Ainsi finie le Califac, qui avoit commencé dans la personne d ’Abubecr-Kîvm. laonzieme année de f Hégire, &qm avoit demeuié dans la Maison des Ab~ baffides pendant cinq-cens-vingt ans.
Son or- Quoique le dernier Calife fût un Prince fans esprit L fans conduite, ce-gueii&sei pendant il régna avec plus de faste & de magnificence qu’aucun de fesDibait. prédécesseurs , qui réunissaient la puissance temporelle avec la spirituelle.Sbes ‘ Lorfqu’il sorcoit de son Palais il portoit ordinairement un masque ou un voilefut ton visage pour s’attirer un plus grand respect des peuples, qu’il ne croyoitpas dignes de le regarder (a), & il y a de 1 apparence, dit d'Herbelot , queles Tartares choisirent le genre de mort qu’ils lui firent souffrir , pour lepunir de ce faste insolent*
Bagdad Après cette exécution , Hulaku nomma le Président du Divan, le Visirrétablie. A £/ ;J1 [) m us ou Darnush , pour rétablir Bagdad dans son premier état.Buka Timur fut envoyé à Hella (f) , pour voir ce qu il y pourroit faire, &de-là il sc rendit à Waset , où dans une feule semaine ìífat mourir une infi-nité de gens, après quoi il revint joindre Hulaku ., qu il trouva à Siyakuh (à)Moral se Aussitôt que Badroddin Lâlû , Seigneur de Moful, apprit la prise de Bag-dad il envoya son fils Almalck Alsakb Ismaël avec une partie de fes troupesau secours de Hulaku , qui le regardant d’un air févere. lui reprocha quelui & son pere avoient trop tardé à amener du secours : „ Yous avez attendu,lui dit-il, pour voir quel des deux partis l’emporteroit; & fi le Calife avoit" ét é victorieux vous auriez été le trouver, au-lieu de vous rendre auprès" de moi , Badroddin t allarmé quand son fils lui rapporta ce discours, «Scn’en augurant rien de bon pour lui, prit le parti de préparer fur le champun magnifique présent ; il y employa non feulement toutes les pierreries& les joyaux qu'il avoit dans son trésor, mais pilla fes plus riches sujets , hqui il enleva jufqu’aux bracelets de leurs femmes , & les perles que leursenfans portoient aux oreilles. Quand tout fut prêt, il partit pour les mon-tagnes de Ramadan, pour y aller rendre fes hommages à Hulaku, qui lui fitun accueil fort gracieux en considération de son âge, le fit asseoir a cotede lui fur la même estrade, & lui permit de toucher fes pendans-d oreilles,où il y avoit deux perles de grand prix. Badroddin, âpres lui avoir rendu seshommages, s’en retourna à Moful fort content du succès de son voyage,«Sc rempli d’admiration pour la puissance, la majesté & la sagesse d q Hulaku,M; fa , La même année AI Asbiaf, Seigneur de Myafarckin, alla voir AI MalckiSbioc-AI Nafr, Seigneur à’Akp, pour lui demander du secours, afin d’empêcherqués. Jes Mongols d’entrer en Syrie. Mais Nafr , qui regarda fes appréhensionscomme mal fondées, n’eut aucun égard à fes instances. AI Ashraj s en re-* tourna
(,-/) Khondemir ap. à'Herbelot , 1. c. p. 630 . (Q Abulsarrtg , >• c - P* 339>art. Mofla/em.
(*) Abulfarage en parle, comme ayant été pris & t«é par ordre de Hulaku à la porte de
h ‘(X)0\x!Miah, ville fur l’Euphrate, dans f endroit où éíoit Babylone, à deux Journée,vêts le Sud àl’Ouest d» Bagdad,