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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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Sece. XIV.lift. d'Al-lemagne,1705 -

jusquà nosjours.

Traité par-ticulier (tuDuc de Sa-voye avec laFrancs.

Philippe F

renonce à laCouronneFrance.

Les Dollar.-dtis fe rap-prochent dela paix.

1713.

22 HISTOIRE DE LEMPIRE

se trouvoit la France, elle étoit forcés demployer des moyens queîleeût négligés dans des tems plus heureux.

Le Duc de Savoye, mécontent en secret de la Maison dAutriche,depuis que lEmpereur Joseph sétoit emparé des fiefs appartenans à sesancêtres, fatigué bailleurs dune guerre ses amis & ses ennemis con-spiraient également à le ruiner, prit le parti, quil auroit prendraplutôt, de remettre ses intérêts entre les mains de la Reine dAngleterre:le premier foin de cette Princesse, toujours constante dans son projetde rendre le calme à lEurope, fut dengager le Duc à négocier en par-ticulier avec la France. 11 sagissoit dappeller lui & ses descendans à lacouronne dEfpagne au défaut de la postérité de Philippe V, & le Vicomtede Bolingbroke, chargé de cette importante, mais délicate négociation,parvint à conclure à Paris le traité de la succession au trône dEípagne.

Le 5 de Novembre 1712, Philippe V, pour ôter aux Alliés tout pré-texte dune guerre onéreuse, avoit publiquement renoncé à ses préten-tions à la Couronne de France: il avoit dit dans lassemblée des EtatsdEspagne: comme il est de lintérêt de toutes les Puissances, que la Monarchie Espagnole ne soit jamais possédée par aucun Prince de la Maison dAutriche, en cas que ma postérité vienne à manquer, lEl-,, pagne appartiendra à la Maison de Savoye, laquelle étant descendue de Dona Catharina, fille de Philippe II, y a un droit clair & reconnu.Cet acte solemnel fut lu publiquement par le Secrétaire dEtat, en pré-sence du Comte de Lexingcon, Ambassadeur dAngleterre. Le 19 dumême mois, le Duc de Berri & le Duc dOrléans renoncèrent pareille-ment, pour eux & pour leur postérité, à toutes leurs prétentions à lacouronne dEspagne : ces deux Princes établirent, comme une condi-tion essentielle à leur renonciation, que jamais la Monarchie Espagnole nepasseroit à la Maison dAutriche, déjà trop puissante , disoient-ils, pourqu'on souffre qu elle accroisse encore son Domaine de ce côté. , Des démar- ches aufll peu équivoques, dans un tems les armes victorieuses du Ma-- réchal de Villars rétablissaient la gloire de la France, firent faire de sérieu-ses réflexions aux Hollandais, qui, pesant dans la balance de lintérêtles succès & les désavantages de leurs Alliés, nattendoient que le mo-ment de fe déclarer pour le parti que la victoire couronnerait. La Rei-ne dAngleterre, ayant deviné leur intention, envoya le Comte deStraf-ford aux Etats-Genéraux, pour les deteiminer en faveur de la paix: óélexpropositions de ce Ministre étant agréées par Leurs Hautes - Puissances, el-les remercièrent la Reine Anne, du zele quelle témoignoit pour leurs in-térêts. Le Comte de Zinzendorf, Plénipotentiaire de lEmpereur, allar- des dispositions pacifiques des Provinces-Unies, sy opposa de toutesses forces, mais ses efforts furent infructueux, on répondit que lAngleterrenétoit pas la feule Cour, qui fe fut détachée de la grande alliance; quele Duc deSavoyù & le Roi de Portugal en avaient donné lexemple ; quenconcluant i a paix, on nauroit pas à la vérité tous les avantages quon avoitsi hautement exigés, dans des tems de prospérité, mais, que ceux quonoffroit, étoient assez importans, A quenfin, en différant de les accep-ter, on Goumt risque de ne pouvoir plus les obtenir.