L’archiduc
Charles
marche
contre
Jourdan.
lO HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
niées agissantes, en matériel et en troupes detoutes armes, à mesure qu’elles embrassaientune plus vaste étendue de pays, et qu’elles serapprochaienl du centre delà puissance ennemie.
Des revers sanglans succédèrent donc bientôtà cette marche triomphante de Jourdan et deMoreau sur le Danube , et firent évanouir toutespoir de paix.
Mais avant d’entrer dans l’examen des dé-bats diplomatiques, qui eurent une issue si fu-neste, il convient d abord de retracer les opéra-tions militaires qui prolongèrent pendant quel-ques mois la lutte si contraire aux intérêts ducontinent.
Nous avons dit, dans le chapitre 5g, quel’Archiduc , persuadé après l’alfaire d’Ktllingen ,qu’il n’était pas en mesure d’arrêter la marchede l’armée du Rhin, avait résolu de diriger sesarmées concentriquement vers Ratisbonne , afinde les réunir pour se jeter d’abord avec la massede ses forces sur l’armée de Sambre-et-Meuse , etde revenir ensuite avec plus d’avantage contrecelle de Moreau. Ce prince aurait pu sans douteadopter, dans le principe, un plan qui eût sauvél’Allemagne d’une invasion désastreuse (i) : mais,