NauendorfrepousseSt.-Cvr d<;Waldkiicfc.
78 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
postes défensifs; sa division, quoique supérieureen nombre à 1 ennemi qui la tenait en échec, étaittellement-disséminée qu’elle 11e se trouvait nullepart en état de lui résister.
On voit que les deux armées allaient s’entre-choquer, sans que les généraux en chef connus-sent la position de leurs adversaires. Nauendorfformait sa colonne le 19 octobre vers neuf heuresdu matin, lorsqu’il fut prévenu par la division St.-Cyr, dont le gros s’avança contre lui par la valléede Bleibach, pendant qu’une petite colonne filaità droite sur les crêtes du Kanderberg, vers Si-monswald, dans l’intention de descendre par leravin de ce village. Le général français, en vou-lant inquiéter le flanc gauche de son adversaire,laissait le sien entièrement à découvert. Nauen-dorf, sachant qu’on ne peut manoeuvrer en sûretédans une vallée profonde sans détacher des lianequeurs sur les sommités collatérales, avait, dèsla veille, établi quelques bataillons près de Si-gelau. Aussitôt qu’il fut informé de l’approchedes Français , il leur ordonna de se glisser parleravin qui débouche sur l’Elz, près de Kolnau, etde garnir de tirailleurs les bois qui dominent lavallée. Ce mouvement, exécuté à propos, futd’autant plus décisif que St.-Cyr n’avait pas fouilléles hauteurs à sa gauche. Le bruit de l’arrivéed’une colonne sur ses derrières, le décida à seretirer vers Waldkirch ; le détachement qui avait