LIVRE X! , CHAP. LXV. Itjg
sième période, s’il n'avait su allier la politiqueà la force.
Il sollicitait en vain des renforts; toutes les' troupes de la république se trouvaient employées| ailleurs. Celles de l’armée des côtes de l’Océan,i disponibles un instant après la pacification dei Scépeaux, étaient réservées actuellement pourune expédition maritime contre l’Irlande : le di-rectoire n’en envoya en Italie qu’un faible déta-chement aux ordres du général Rey, et 4 à 5 millede l’intérieur ; encore, ces secours étaient si éloi-gnés, qu’on devait craindre qu’ils n’arrivassenttrop tard. Les généraux les retenaient d’ailleurs! dans les départemens du midi, où ils ne voyaientqu’insurrections prêtes à éclater; particulière-ment Willot à Marseille .
En attendant leur arrivée, le général français F.mplace-fit augmenter les défenses de Peschiera , de Le- ^forces:gnago et de Pizzighetoue, autant que le défaut debras et d’argent le permettait La division Serru-rier, alors commandée par Kilmaine , bloquaitMantoue et retranchait St.-Georges : la divisionAugereau formait réserve à Vérone ; celle deMasséna était sur la Brenta vers Bassano et Tré-vise, vis-à-vis du corps principal d’Alvinzi; Vau-bois gardait les débouchés du Tyrol sur le Lawis.oyez planche XXIII.')
Cette ligne, qui paraît au premier abord unpeu décousue, n’en était pas moins sagement