Positions
des
Impériaux.
l6û HISTOIRE DES GUERR.ES DE LA REVOLUTION.
établie. En effet, il ne s’agissait pas de couvrir,avec cette chaîne de postes isolés, un pays ouvertpar des communications faciles, mais bien d’at-tendre que l’ennemi eût développé ses projets;car le point de ses efforts une fois déterminé, oravait le temps de donner une direction concen-trique à toutes les forces disponibles. La posi-tion d’Augereau à Vérone indique assez la pen-sée de Bonaparte . C’était le vrai moyen de faireface à tout; car, si on avait rassemblé les troupesdu côté de Roveredo , Alvinzi, en une seule mar-che par Vicence sur Vérone , eût opéré sans obs-tacle sa jonction avec Wurmser. Si, au contraire,l’armée française s’était concentrée aux environsde Vicence , la jonction des Autrichiens n’eûtrencontré aucun obstacle par Rivoli (i).
A la suite des journées désastreuses de Roveredo ,le corps de Davidowich s’était retiré entre Neu-marck et Botzen : Quasdanowich, après l’affairede Bassano, avait regagné Gorizia , où Alvinzi pritle commandement; le corps du Frioul, qu’il con-duisait en personne, fut divisé en deux colonnes,commandées par Quasdanowich et Provera. Il
(1) J’invite mes lecteurs à faire la différence d’une position dVvertissement, ou les troupes ont ordre de ne point s'engager; etd’une position étendue, où elles devraient sé défendre dans despostes fixes trop éloignés les uns des antres, pour se prêter unmutuel appui.