LIVRE XI , CHXP. LXVI. lÇ>
mens compromis devant Kehl . D’autres avis,peut-être mieux fondés penchaient à tenter uncoup de vigueur pour enlever Kehl d’assaut avantque les ouvrages fussent entièrement terminés etarmes.
Depuis la lin de septembre, il n’y eut qu’uncorps d observation autrichien devant ce fort :ce ne fut qu’à la fin du mois d’octobre, que lamajeure partie de l’armée de l’Archiduc s’y trouvarassemblée sous les ordres de Latour. On destinaà faire le siège , d’abord 43 bataillons et 46 esca-drons; mais 011 y ajouta, bientôt après, 12 au-tres bataillons. Le reste de l’armée impérialecantonnait dans la vallée du Rhin ou observaitla tête de pout. Le quartier-général s’établit àRorck. Le parc de siège fut placé à Rappenhof;le grand parc , à Eckertsweyer.
Les assiégeans employèrent presque tout lemois de novembre à élever des lignes de contre-vallation : elles consistaient en quinze grossesredoutes, liées par des espèces de courtines. Lecamp français se trouva ainsi entouré de retran-chera ens, presqu’aussi forts que ceux dont onvoulait faire de' siège : les villages de Sundheim,Neumuhl , Auenheim et Boltersweyer, furentfortifiés et compris dans celte ligne.
Ces longs travaux et la lenteur de la formation,de l’équipage de siège , laissèrent le temps à l’in-fatigable Desaix d'achever les ouvrages, qui n’é-
Le gros desforces del’Archiducse renddevantKehL
Longstravaux de*contreval-lation.
Les
Autrichiens
négligent
l’occasion