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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
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HISTOIRE DES GUERRES DELA REVOLUTION,

de brusquerl’attaque.

Les

républicainsperdentcelle detroublerleurs

préparatifs.

taient pour ainsi dire qu’ébauchés à la fin d’oc-tobre; et dont l’enlèvement de vive force n’eûtpas coûté autant de monde à cette époque, quele siège régulier en coûta depuis. Le camp re-tranché, adossé au Rhin , n’avait pas de commn-nication directe avec Kehl ; il fallait rentrer parl’extrême gauche dans le fort; ou en longer leglacis, pour aller aux deux grands ponts. Lesouvrages de ce camp n’étant pas plus forts queles lignes de Turin enlevées parle prince Eugèneen 1707, ni que celles de Mayence escaladéestout récemment par Clairfayt, il paraît qu’uneattaque de vive force aurait réussi : en effet, lestrois bataillons employés à la garde journalièredu camp n’auraient pas été soutenus à tempspour le sauver; et des troupes ainsi adossées aufleuve eussent été fort compromises.

Les Français , de leur côté, échappèrent l’oc-casion d’empêcher le siège, en se laissant envi-ronner de retranchemeus, sans faire la moindretentative pour les détruire. Ce n'est que lors-qu’ils furent achevés et armés , qu’ils songèrentà les attaquer. 11 est de fait que , laissant moinsde troupes en cordon sur le liant du Rhin , et je-tant un pont de plus vis-a-vis d'Erlenrhin pourfaciliter ses débouchés, Moreau aurait attaquéavec toutes chances de succès Je camp des Autri-chiens, avant que la ligne de contrevallation fûtterminée. Si, de son côté, l’armée de Sambre-eb