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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
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livre xi, chap. lxviü. 2 5g

français parut dautant plus déplacé, que lesévénemeus dAllemagne ne lautorisaient point;et que le défaut de prévoyance lui avait fait né-gliger de préparer les réserves nécessaires poursoutenir la marche offensive de ses armées. Cellei d'Italie , surtout, qui, par sa position, le génie| entreprenant de son chef et la nature même de| ses premiers succès, était appelée à jouer unrôle principal, eût exigé des renforts eoasidéra-I blés. Une armée de 4o à 5o mille hommes, quels; ijue soient la valeur des troupes elles talensdugénérai qui la commande, ne peut, dans le siècleî actuel, espérer de faire de grandes choses, nimême de se maintenir long-temps, contre desarmées plus nombreuses dont le recrutementi s'opère avec une extrême rapidité. Si le diree-| toire eût bien entendu ses intérêts, il eût portél'armée dItalie à 70 mille comhaltans, et pré-paré , en seconde ligne , les moyens de remplacerses perles, en formant au pied des Alpes une ré-serve de 20 à 3o mille hommes. I! ne manquaitpas de troupes dans l'intérieur; mais il vouluten même temps garder la Hollande, surveiller 3aVendée , et profiter de loccasion qui se présen-tait darracher lIrlande aux Anglais ; entreprisedout le succès semblait douteux, malgré lassis-tance des haubans du pays, faute des moyensmaritimes pour alimenter l'armée en hommes,en armes et en munitions.