200 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
Situation de Ainsi, l’armée d'Italie , abandonnée à elle-*
meme, était redmte, apres tant de succès, a
conserver sa ligne défensive sur l’Adige . La vic-toire d’Arcole avait été achetée trop cher; puis-que la supériorité de l’ennemi, et la nécessite’où l’on se trouvait d'observer Mantoue pour nepas laisser échapper Wurmser, ne permirentpas d’en recueillir les fruits. Cette bataille, loind’améliorer la situation de Bonaparte , l’avait enquelque sorte empirée, en lui enlevant plus demonde qu’aux Autrichiens. A la vérité, les der-niers bataillons de l’armée des Alpes, et quel-ques régimens venus de l’intérieur, effaçaient unepartie des pertes : mais qu’étaient ces renforts,en comparaison de ceux que recevait journelle-ment Aîviuzi? Jamais la monarchie autrichienne 11’avait fait de plus grands efforts. Des miliceshongroises remplacèrent à Vienne toutes lestroupes réglées de la garnison qui partirent euposte pour l'Italie , suivies de près par un corpsde volontaires formé dans la bourgeoisie de lacapitale , et par une foule de Croates et de Tyro-liens. L’armée du Frioul, qui comptait déjà plusde 40 nulle hommes, grossissait tous les jours.D’un moment à l’autre elle pouvait reprendrel’offensive. Il n'y avait donc pas de temps à perdrepour régler les affaires des nouvelles républi-ques, et en imposer au Pape avant la reprisedes hostilités.