202 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
dépourvues de eavalerie et d’artillerie, puisquetous les parcs ainsi que les troupes à cheval che-minaient le long de l’Adige , elles s’étaient soute-nues jusqu’alors par l’espoir de la victoire ; mais,lorsqu’il fallut exécuter un mouvement rétro-grade et qu’elles aperçurent Masséna derrièreleur droite, le courage leur manqua; la terreurdevint générale; tout s’enfuit jusqu’à San-Gio-vani,. et malgré les efforts d’Alvinzi, on ne par-vint à arrêter la déroute que derrière le Tasso.Le corps de Liptay, loin de remédier à ce dé-sordre par une diversion vigoureuse, en crai-gnit les suites pour lui-même et se replia surCaprino. Les Français ramassèrent un millier deprisonniers.
Lusignan Les affaires allaient bien différemment à l’ex-snries trême gauche et sur les derrières. La ^ 5 e s’étaitJpr d "® rcs repliée devaut la colonne de Lusignan qui, aprèsFrançais , avoir débouché aux environs d’Affi, s’était avan-cée par le flanc, sur les hauteurs de TifFaro:malgré son infériorité, cette brave demi-brigadechargea de nouveau les Autrichiens, et ne seretira cpi’après leur avoir fait quelques prison-piers. Conformément aux instructions reçues,les deux bataillons de la 18 e ne tardèrent pas à larejoindre , et cette petite troupe se porta ensuitesur Pozollo.
Lusignan, n’éprouvant plus de résistance, s’em-para du mont Brunisi, et s’avança par la crête