LIVRE XI, CHÀP. LXVIII. 283
du mont Pipolo, sur les derrières de l’arméefrançaise, croyant sans doute lui couper sa der-nière retraite et lui faire mettre bas les armes.Bonaparte, certain que Rey allait bientôt dé-boucher d’Orza sur les derrières de cette co-lonne, lança à sa rencontre la 18 e et un ba-taillon de la 75 e avec une batterie de douze.
Cette artillerie , placée sur les hauteurs de Cam-pana , commença une vive canonnade. Troispetites colonnes d’attaque se dirigèrent parMontidone , sur la grande route et par le che-min de la Cosatta. Lusignan dépourvu de canon ,se vit écrasé par la batterie et contraint de seretirer sur le mont Brunisi. Un de ses corps vou-lant tenir ferme à la croix de Pipolo, fut cul-buté avec perte. Rey, qui déboucha d’Orza aumême instant, avec la 58 e jusqu’alors contenuepar les tirailleurs ennemis, la forma sur la rivedroite du Tasso et favorisa cette attaque.
Lusignan eut à peine le temps de faire quel- Bonaparte,
1, . . 1 1 . . . • victorieux,
ques dispositions au mont Brumsi : assailli de \ e fait acca-front par Brune et Monnier à la tête des 18 e et forcesTupé-75 e , chargé à revers par Rey avec la 58 e , son d eures -corps fut défait et ne trouva de salut que dans lagénérosité des vainqueurs. Un grand nombre defuyards fut fait prisonnier; un détachement de1,200 hommes, qui cherchait à se retirer surGarda , rencontra dans les défilés quelques com-pagnies de la 18 e : la disposition du terrain ne