Band 
[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
Entstehung
Seite
106
JPEG-Download
 

106 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

l’ont comparée à celle de Cannes , avec laquellenéanmoins elle n’a aucune ressemblance. EnelFet, toute l’armée romaine, entassée dans uncentre concave , fut accablée par les ailes et en-veloppée. Ici ce fut le corps de bataille seul quise trouva isolé de ses ailes et accablé séparé-ment, ce qui offre une distribution de massesabsolument opposée à celles d’Annibal et de Yar-ron. Les mêmes auteurs en ont pris occasion dedéclamer contre toute attaque sur le centre;tandis que Moreau réussit précisément pouravoir assailli et rompu le centre des Autrichienspar l’effort combiné de Ney, de Groucliy et deRichepanse. Tel est l’art de la guerre, il reposesur un petit nombre de principes , et n’admetexclusivement aucune ordonnance de combat.Des six ordres de bataille connus, tous sont bous,excepté le parallèle; c’est le rapport de chacunde ces ordres avec l’emplacement des forces eu-nemies qui décide les circonstances où il seraitconvenable de l’employer de préférence.. Il estau reste superflu de nous étendre davantage surcelte vérité, dont on trouve la démonstrationdans l’ouvrage que nous avons consacré au dé-veloppement de ces principes (1).

Moreau réussit, parce que l’emploi de ses

(O y oyez Traité des grandes Opérations militaires, dernierchapitre.