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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XVII, CHAP. CVII. 1 55

de rétrograder jusqu’au village. Le géuéral La-boissière qui se trouvait en tête , séparé de satroupe, avec un petit nombre d’hommes, n’eutd’autre moyen de salut que d’atteindre le som-met de la montagne, à l’aide de quelques pay-sans vigoureux qui le portèrent à l’hospice.

Cette malheureuse tentative, loin de ralentirl’ardeur des Français , ne fit qu’exciter leur cou-rage : dès qu’il fut question dehraver un danger,chacun voulut en avoir l’honneur; la mêmecompagnie de dragons qui avait été si maltraitée,demanda à ouvrir de nouveau la marche; maisl’ouragan s’étant prolongé durant trois jours, lesavalanches se succédèrent avec tant de violence,que le sentier en était presqu’entièrement com-blé. Les guides déclaraient qu’on ne pourraitrouvrir le passage avant quinze jours, et mêmepour l’infanterie seulement.

Le calcul de ces bons paysans ne pouvait Macdonaêtre celui de Macdonald, pour qui les chances P ers,!,lede mort n’étaient pas un motif de retarderl’entreprise. Il savait à quel homme il avait af-faire , et sentait que le succès de la campa-gne en Italie , dépendrait probablement de sonarrivée. D’ailleurs, à part la raison militaire,l’encombrement des troupes dans la haute val-lée, pouvait les faire périr de faim et de misère;et il n’y avait pas une minute à perdre. Il persistadonc à se remettre en marche, et une belle gelée