I^audon,entouréà Cnlliano,s’en tirepar unstratagème.
202 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
que les Français ne prévinssent l’une ou l’autredes divisions à la gorge de Levico .
Le 7 janvier, les troupes de Moncey réuniesla veille à la division Rochambeau, se dispo-saien t à attaquer Laudon à la Piétra. Macdonaldde son côté ayaut débouché le même jour parune marche forcée du col de Vezzano sur Trente ,passa l’Adige de vive force ; Lecchi formantl’avant-garde, d’abord repoussé par Dédovich,ne put l’empêcher de brûler le pont; mais sou-tenu ensuite par Pully , ils réussirent tous deuxà jeter un pont de radeaux, et à pénétrer dansla ville, où bientôt se réunit la réserve de Reyet le détachement de Vandamme, qui avait des-cendu le Tonal par la vallée de la Noss. Les Au-trichiens furent poursuivis jusqu’à Pergine , surla route de Levico .
Dès-lors la situation de Laudon que nous avonslaissé devant Moncey à Calliano , devenait pres-que désespérée ; il ne lui restait d’autre issue qu’unmauvais sentier conduisant à Caldonazzo, et ilétait peu probable qu’il pût le suivre, pressé desdeux côtés par Macdonald et Moncey ; encorefallait-il arriver à la naissance du défilé avantque les troupes du premier ne l’y prévinssentde Pergine. Laudon s’en tira par un de ces strata-gèmes qu’on emploie si souvent, et dont on nedevrait plus être dupe ; il fit dire à Moncey qu’unarmistice pareil à celui de l’armée du Rhin ve-