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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XVII, CHAP. CVII. 203

nant d’être conclu pour l’Italie , il lui proposaitd’arrêter une plus longue effusion de sang, dé-sormais sans utilité pour les deux partis. Moncey,loin de soupçonner le piège, consentit à s’arrê-ter, sous la condition toutefois qu’on lui remet-trait le fort de la Piétra et la ville de Trente;Laudon trop heureux de s’en tirer à ce prix,fila dans la nuit sur la vallée de la Breuta,où il forma l’arrière-garde de Wukassowich, quise dirigea en toute hâte sur Bassano. Moncey seporta aussitôt à Trente, où il fut bien surpris detrouver Macdonald. Alors seulement il vit à queldanger son adversaire venait d’échapper.

Sur ces entrefaites, Brune avait continué àpousser devant lui le corps de bataille de Belle-garde : les hauteurs presque inexpugnables deCaldiero , n’avaient pu même décider le généralautrichien à recevoir un engagement qu’il envi-sageait comme, inutile et téméraire, tant qu’iln’aurait pas été joint par son aile droite. Cepen-dant les détachemens de Moncey, de Monnieret de Dombrowsky avaient réduit l’armée deBrune à 35 mille hommes, et il faut croire queles chances étaient assez égales pour combattreavec succès.

La retraite des Impériaux se fit au reste en bouordre : disposés sur trois échelons qui se soute-naient à une lieue de distance, ils opposaientchaque jour aux têtes de colonnes de Brune, destroupes bien placées et prêtes à les arrêter.

Opérationsde Brunedansla plaine.

Système deretraite deBellegarde.