Faiblescombatsauxquelselle donnelieu.
204 niSTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
Ce système, le seul convenable aux retraites,donnait lieu à des combats journaliers dans les-quels la fortune, balancée un moment, finissaittoujours par se déclarer pour l’armée qui mar-chait en avant, et recevait des renforts à mesureque le combat se prolongeait. L’arrière-gardeautrichienne sous le comte de Hohenzollern,suivie à gauche par Suchet, et à droite par Del-mas et Dupont, leur disputa avec aplomb laplaine de San-Martiu, jusqu’à ce que, menacéepar les hauteurs de Cologuola, elle vit la néces-sité de se replier sur le corps de bataille. Le njanvier , un nouvel engagement eut lieu versMontebello; le général Delmas polissant avecvivacité les Impériaux sur la route de Vicence ,jusqu’à l’Aldego, passa ce torrent après avoir faitrétablir le pont. Les brigades Beaumont et La-pisse les culbutèrent derrière le ruisseau de Gua ,tandis que Suchet cherchait à tourner leur droitepar les montagnes de Montecchio , dont il s’em-para après une attaque assez vive.
Cette double poursuite dans la plaine et surles hauteurs semblait exposer à perdre inutile-ment des braves; car une poursuite parallèle surtous les chemins par où une armée se retire, aquelque chose de contraire aux règles de la stra-tégie. Il est reconnu que si le point principal deretraite est une fois menacé , tous les corps quel’ennemi conserverait sur son front courraient