2l6 histoire des guerres de la révolution.de tenir tête seul à des forces si supérieures. Ilue tarda pas à apprendre l’armistice de Trévise ,conclu le même jour, et qui stipulant la remisedes places confiées à sa garde, le dispensa deprendre part aux événemens ultérieurs.
Embarras Si la faible armée de Ferdinand avait disparuNapolitains, devant i ou 3 mille Français et Cisalpins, sonsort n’était pas difficile à prévoir, lorsque Murat,renforcé de deux divisions de l’armée de Brune,marcherait contre Naples avec 25 mille hommes,secondés d’un parti plus puissant que jamais.Toutefois le temps était passé où la France pré-tendait propager la démocratie à coups de canon.Bonaparte s’inquiétait moins des formes inté-rieures du gouvernement des Deux-Siciles , qued’arracher ce beau royaume à l’influence de sesennemis. Murat reçut l’ordre de se porter parla Toscane sur les Etats Romains, de rendreau général LewaschofF des honueurs supérieursmême à ceux que l’usage accorde aux représeu-tans des plus grands Souverains , de se concerteravec lui pour promettre toute sûreté au roi deNaples , mais d’exiger que ce prince fermât sesports aux Anglais , et consentît à laisser occuperjusqu’à la paix ses rades les plus importantes.
Quelque dures que parussent ces conditions,elles entraient trop dans le système maritime quePaul I er venait d’adopter, pour que son ministren’insistât pas auprès du cabinet napolitain , surla nécessité d’y accéder. LewaschofF accueilli à