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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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2/^0 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,cevante, ne put s’empêcher de faire l’apologiede ces principes, en les déclarant diamétrale-ment opposés à la grandeur britannique , c’est-à-dire au monopole et au despotisme des mers.Enfin, rejetant sur les plus faibles les reprochesque ceux-ci lui adressaient avec plus de raison,il déclarait que leurs prétentions ne tendaient àrien moins qu’à ébranler la force et la sécuritéde l’Empire britannique, et que le Roi trahiraitles intérêts de ses peuples et la dignité de sa cou-ronne, s’il ne se mettait promptement en me-sure de combattre un pareil système.

Bien que cette longue déclaration ne pût sou-tenir l’analyse, d’après les maximes du droitpublic , elle était trop conforme aux intérêts del’Angleterre pour mériter absolument le blâme.Toute la logique du cabinet de St.-James, pou-vait se réduire aux expressions suivantes: « Nous» sommes les plus forts, et pour rester tels, il» làut que nous abusions de notre puissance ,» sous peine de déchoir un jour. La justice» peut-elle être invoquée quand il s’agit de con-» server la suprématie que la fortune a mise en» nos mains? »

S’il est permis à un homme d’état de penserde la sorte, il est rare qu’il veuille en convenir,et toutes les subtilités de la diplomatie anglaisefurent mises en jeu pour déguiser ces intentionssous des formes moins exclusives.