378 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
Trinité, de Tabago, de Surinam, de Berbice ,de St.-Eustache, de Curaçao et de la majeurepartie des états de Tippoo, devait en bonne jus-tice consentira la restitution de plusieurs postesimportans.
La force des circonstances triompha néan-moins de tous ces obstacles. Soit que le gouver-nement anglais n’eût besoin que d’une trêve, ouque décidé à renouveler bientôt la guerre, illui coûtât peu d’évacuer quelques postes, etd’en promettre d’autres, il se décida aussitôtaprès la retraite de Pitt, à faire des ouver-tures à Otto. Depuis ses inutiles démarches pourl’armistice naval, ce négociateur était resté àLondres , afin de traiter de l’échange des pri-sonniers et des intérêts des pêcheui’s, sur les-quels les Anglais , contre tous les usages reçus,avaient étendu leurs vexations.
Lord Hawkesbury lui fit connaître dès le 21mars, qu’il était disposé à renouer les négocia-tions, trois fois entamées et toujours si malheu-reusement interrompues. Le gouvernement fran-çais se trouvait dans une attitude trop favorablepour ne pas accueillir cette proposition; toute-fois la descente d’Abercrombie en Egypte , et ledépart de Nelson pour Copenhague , effectuésvers le même temps, contrastaient si fort avecces ouvertures qu’on craignit eu France qu’ellesne couvrissent un piège. Comme de son côté Bo-