38o HISTOIRE DES CD ERRES DE LA REVOLUTION.
3° il exigeait que le cap de Bonne-Espérance fût déclaré port franc.
Enfin comme si ces propositions exagérées nelui paraissaient pas suffisantes, le gouvernementanglais prétendait que , si dans le cours de la né-gociation, les x’épublicains étaient obligés d’é-vacuer l’Egypte par la force de ses armes , ilserait admis à demander des concessions équi-valentes à la conquête de ce pays.
La réponse du Consul à de telles prétentionsne se fit pas attendre. Otto signifia qu’une négo-ciation entamée sous ces auspices ne pouvaitêtre qu’un leurre, et que si l’on ne proposait pasde bases plus compatibles avec l’honneur de laFrance et l’équilibre maritime de l’Europe , elleromprait encore une fois.
Préparatifs Sur ces entrefaites, Bonaparte voulant par tous
l’Angleterre l es m oyens contraindre son implacable ennemi
ordonnés à en venir à un arrangement, feignait d’avoir leà Boulogne . . , 0 -, . ,
projet dexecuter une descente en Angleterre.Des préparatifs avaient été ordonnés à Boulogne avec une ostentation qui, loin de leur nuire, encentupla l’effet ; les bateaux plats et les canon-nières construits depuis trois ans , furent réunisen flottille, et ou en augmenta le nombre parde nouvelles constructions et par tous les trans-ports qu’on put rassembler.
Quelle que soit l’opinion des gens de l’art sur lapossibilité d’une tentative sérieuse contre une