LIVRE XVIII, CIIAP. CXI. 387
bien résolu de surprendre la flottille dans lanuit meme. Quatre divisions de péniches com-mandées par des capitaines de vaisseaux , de-vaient assaillir en même temps différentes frac-tions de la ligne, et une cinquième, munie d’obu-siers, devait servir à la fois de réserve et brûlerce que les premières ne pourraient enlever.
L’obscurité et les courans jetèrent le désordredans cette attaque de nuit. La division du capi-taine Parker, engagée la première, fut vivementreçue par la canonnière Y Etna; la mitraille etsurtout le feu de l’infanterie placée à bord desbâtimens français , tua ou blessa en peu de mi-nutes , la moitié des soldats qui montaient lespéniches anglaises, et le capitaine Parker lui-même, fut blessé à mort. Le combat devenu gé-néral, offrit partout le même résultat; la di-vision de réserve tenta vainement de se glisserentre la ligue et la terre : elle fut accablée sousle feu des batteries de côte, et contrainte à s’é-loigner promptement. A la pointe du jour, c’est-à-dire vers quatre heures, le combat cessa, etNelson donna le signal de la retraite, après avoirperdu 200 hommes d’élite. Il crut pouvoir lavercet affront sur la côte de Hollande; mais trou-vant Dewinter aussi bien en mesure que Latou-che, et ayant reconnu lui-même le bon état deFlessingue , il renonça à ce projet.
Cet échec, joint à la note remise par Otto le
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Nelson es!repousséavec perte.