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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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I.IVRF. XVIII, CHAP. CXI.

en Fi ’ance, pouvait-on espérer que ies prêtresdu Midi et de 1 Ouest consentissent à renoncerà leurs obligations envers le Pape, pour recon-naître un prélat qu’il n'eût pas manqué d’excom-munier? N’était-ce pas remettre la paix de cesprovinces à la merci d’une bulle qui leur eût in-terdit l’obéissance? D'ailleurs, l’influence que laFrance exerçait sur l’Italie et l’Espagne , n’exi-geait pas moins de ménagemens envers le St.-Siége. Pour lutter contre l’Angleterre, il fallaitabsolument le concours de l’Espagne : on saitque le ( clergéy règne plus que le Souverain; quelmoyen aurait-on eu de perpétuer l’alliance entreun état gouverné parafe fanatisme monacal etune république frappée des fondres'du'Vatican ?

11 valait donc mieux laisser FEglise avec leschisme'déjà existant, que d’engager alors unelutte aussi délicate. Faire décréter des fonds pourJe clergé, pourvoir peu à peu aux sièges vacans li-sons éclat, et laisser au temps le soin de faire lereste; tel était peut-être le meilleur système àsuivre. Toutefois comme cela n’eût pas produitle résultat immédiat qu’on désirait, Bonaparte qui venait d’apprécier en Italie l’influence que lareligion catholique est susceptible de donner àun gouvernement, préféra de traiter avec laCour de Rome, pour l’établir avec elle les chosesà peu près sur le pied où elles étaient avant larévolution. Il obtint néanmoins pour l’Eglise gal-

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